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Ukraine : de l'espoir mais pas d'euphorie, après Minsk 2

Quel crédit pour l'accord de cessez-le-feu en Ukraine, signé à Minsk ? C'est mieux que rien, disent François Hollande et Angela Merkel, qui reconnaissent qu'il y a encore de gros obstacles à surmonter

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Ukraine : de l'espoir mais pas d'euphorie, après Minsk 2

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Il aura fallu 16 heures de négociations à Minsk pour parvenir à un nouvel accord dans le dossier ukrainien. Cet accord est censé instaurer un cessez-le-feu à partir dimanche minuit. Il prévoit le retrait, sous deux semaines, des combattants et des armes lourdes, la mise en place d’une zone tampon élargie de 50 à 70 km le long de la ligne de front, et la libération des prisonniers. Cette feuille de route a été signée par Kiev et les représentants des rebelles pro-russes. Les négociateurs ont assuré que la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine seront respectées.

Les discussions rassemblaient les présidents russe Vladimir Poutine, ukrainien Petro Porochenko, français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel.

Le sentiment qui prévaut aujourd’hui, c’est que certes, tout n’est pas réglé avec cet accord de “Minsk 2”, loin de là, mais que les parties sont sur le bon chemin. C’est le sens de la réaction de la dirigeante allemande, ce matin à Minsk.

“Il y a maintenant une lueur d’espoir, a-t-elle affirmé. Nous avons un accord qui fixe un cadre général. Mais il faut maintenant adopter des mesures concrètes, et il y a encore de gros obstacles à surmonter. Mais ce que nous pouvons dire, c’est qu’il y a un peu d’espoir. Et c’est toujours mieux que si nous n’avions rien fait.”

De l’espoir, mais pas d’euphorie. C’est donc le message rapporté de Minsk par les dirigeants français et allemands, arrivés en début d’après-midi à Bruxelles pour participer au sommet européen.

“Il y a eu un accord; il aurait pu y avoir un échec, a commenté François Hollande. Mais l’accord ne garantit pas qu’il y aura dans les jours prochains un succès durable. Cela suppose que nous continuions à être vigilants, à exercer la pression et à poursuivre le mouvement qui a été engagé grâce à l’initiative que la chancelière et moi-même nous avons pu lancer.”

Les plus pessimistes rappelent qu‘à Minsk, un accord sur un cessez-le-feu avait déjà été signé en septembre, mais que sur le terrain, la trêve de “Minsk 1” n’avait jamais été respectée…