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Un boulanger, symbole de la lutte pour la libéralisation du travail

Un boulanger des Landes devient le symbole de la lutte pour le travail sept jours sur sept en France.

Stéphane Cazenave vend son pain du lundi au dimanche à Saint-Paul-les-Dax. Il emploie 22 personnes, qui bénéficient de deux jours de repos par semaine.

Il doit désormais fermer son établissement un jour par semaine sous peine de poursuites.

Dans les Landes, un arrêté préfectoral oblige les commerces de pain à une fermeture hebdomadaire.

“J’ai eu deux fois l’Inspection du travail qui est venue me demander mon jour de fermeture. J’ai été auditionné par la police nationale comme un bandit par un brigadier qui m’a clairement dit qu’ils avaient autre chose à faire que d’auditionner des boulangers qui veulent travailler. La prochaine étape, c’est le tribunal”, indique Stéphane Cazenave.

Cette fermeture hebdomadaire pourrait entraîner le licenciement de deux salariés et un manque à gagner de 250 000 euros par an, selon le boulanger.

Les clients sont, eux, surpris de trouver portes closes une fois par semaine.

“Je suis très étonné, mais bon… Il respecte la loi, c’est ainsi !”, dit l’un d’entre eux.
“C’est un arrêté bête, débile”, commente un autre homme.

La Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie soutient, elle, l’arrêté préfectoral. Car pour l’organisation, il s’agit d’un rempart contre la concurrence déloyale.

“Si on s’engouffre sur la brèche d‘être ouvert 7 jours sur 7, tout le monde ne pourra pas le faire. Mais ceux qui ne le feront pas perdront des parts de marché par rapport à d’autres”, indique Jean-René Labat.

Plusieurs cadres de l’UMP, le principal parti d’opposition, ont apporté leur soutien au boulanger, en plein débat sur la loi Macron et la réforme du marché du travail, faisant de Stéphane Cazenave le héraut de la libéralisation du travail.

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