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Donatella et la vuvuzela


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Donatella et la vuvuzela

En partenariat avec

La taille mannequin,
Ça ne vous dit rien ?

90-60-90,
Oui, ça c‘était jadis.

Car Dolce et Gabanna osent faire défiler une femme enceinte,
Avec une espièglerie non feinte.

Cette année les deux compères célèbrent la Mamma,
Et nous offre un étonnant panorama.

Bébés et fillettes sur le catwalk rose,
Tout ceci est bien mignon, cute, limite overdose.

Le pari était risqué mais pas de quoi s’offusquer,
Car le choix de l’enfantin n’a rien d’un baratin.

Dessin de gamins sur robes à dix mille dollars,
Soies légères et casques audio, ça change du pantouflard.

Alors bravo, Dolce et Gabanna triomphants,
Bravo oui car la mode n’est pas un jeu d’enfant.

***

Chez Roberto Cavalli,
Ambiance bling et mégalomanie.

Cette femme-là avec une poussette jamais ne s’enquiquine,
Sans biberon ni bavoir, elle se veut coquine.

Ici on cherche la reine du dancefloor,
Une fille qui sirote du champagne à l’avant d’un hors-bord.

Fulgurante, inatteignable, piédestalisée,
Elle glisse au-dessus du sol comme un alizé.

Elle susurre “C’est moi qui commande”,
Vous réprimande et nous, on en redemande.

***

Rouge sur rouge,
Rien ne bouge.

Pour habiller ses mannequins,
Versace a trouvé l’inspiration à Pékin.

Cuissardes vertes sur le podium,
L’Italienne annonce la couleur, linoléum.

Jambes interminables,
Silhouettes sexy en diable.

Et quand il s’agit de relooker les employés de la Poste,
On applaudit de ce côté-ci du Val d’Aoste.

Motifs colorés zoulou,
Impressions sudafricaines chelou,

Elle s’est inspiré de l’Afrique du Sud, Donatella
Alors, pour elle, soufflons dans une vuvuzela.

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