DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

La politique migratoire de l'UE en question

Une édition spéciale, cette semaine, dans Utalk. Vous avez été nombreux à réagir à notre magazine Reporter consacré à la situation dramatique des

Vous lisez:

La politique migratoire de l'UE en question

Taille du texte Aa Aa

Une édition spéciale, cette semaine, dans Utalk. Vous avez été nombreux à réagir à notre magazine Reporter consacré à la situation dramatique des migrants à Calais, dans le nord de la France. Fuyant la guerre et la dictature, les clandestins n’ont jamais été aussi nombreux à chercher refuge en Europe. Une Europe accusée de laxisme et d’impuissance.

Parmi vos questions, celle de Samir : “que fait l’UE pour gérer ces flux migratoires ?”, ou encore celle de Claude : “est-ce que l’Europe a les moyens d’accueillir ces réfugiés ?”

Valérie Gauriat, l’auteur du Reporter sur les Migrants de Calais, leur répond :

“Le problème de l’Union européenne, c’est qu’elle cherche encore sa politique d’immigration commune. Il existe tout un arsenal de mesures, mais elles sont souvent non contraignantes.

C’est l’agence FRONTEX qui gère la coopération aux frontières extérieures de l’Europe, avec un gros dispositif sécuritaire, très contesté. Non seulement le nombre de migrants irréguliers augmente à mesure des conflits, mais ils prennent de plus en plus de risques.

Le système d’asile européen, lui, bute sur le règlement de Dublin, selon lequel un migrant doit faire sa demande d’asile dans le premier pays d’accueil ; s’il va ailleurs, il peut être renvoyé dans le pays d’arrivée.

Donc, chacun se renvoie la balle, et des milliers de personnes sont maintenues pendant des mois, ou des années dans la clandestinité et la précarité.

Pour obtenir des visas réguliers, c’est un parcours du combattant, souvent très long. Et quand on fuit la guerre ou la dictature, on est dans l’urgence.

Concernant la capacité de l’Union européenne à accueillir plus de migrants, l’Europe vieillit, et certains pays ont besoin de main d‘œuvre. C’est aussi une question de répartition des réfugiés, très inégale d’un pays à l’autre. Et puis tous ne veulent pas rester.
Rappelons aussi que ce sont les pays en développement qui reçoivent 80 pourcent des réfugiés dans le monde.

Enfin, on peut s’interroger sur la responsabilité de l’Union européenne vis-à-vis de gens qui sont victimes de conflits et de régimes souvent soutenus par les États européens eux-mêmes.

Si vous souhaitez poser une question dans Utalk, cliquez sur le bouton ci-dessous