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Les violences xénophobes se poursuivent en Afrique du Sud

La tension reste vive en Afrique du Sud, théâtre depuis trois semaines de violences xénophobes. À Johannesburg, des commerces tenus par des étrangers

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Les violences xénophobes se poursuivent en Afrique du Sud

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La tension reste vive en Afrique du Sud, théâtre depuis trois semaines de violences xénophobes. À Johannesburg, des commerces tenus par des étrangers ont à nouveau été pillés dans la nuit, suscitant la colère d’immigrés, qui reprochent au gouvernement sud-africain de ne pas les protéger. Certains se sont munis de machettes pour se défendre. ‘‘Ils nous détestent, mais on ne sait pas pourquoi, dit ce Nigérian. On ne prend pas les emplois des Sud-Africains. On se débrouille tout seul.’‘ Un homme ajoute : ‘‘Pendant l’apartheid, on a soutenu l’Afrique du Sud. On veut que le gouvernement comprenne que nous sommes unis.’‘

Point of view

Ils nous détestent, mais on ne sait pas pourquoi. On ne prend pas les emplois des Sud-Africains. On se débrouille tout seul.

L’Afrique du Sud compte quelque cinq millions d’immigrés, originaires pour la plupart des pays africains. Dans une nation marquée par un chômage grandissant, ils sont devenus des boucs-émissaires. Le gouvernement condamne les violences dont il font l’objet et dénonce une violation des valeurs sud-africaines. ‘‘Les récentes attaques contre les étrangers, en particulier contre nos frères africains issus de différents pays d’Afrique, sont une menace à nos accomplissements historiques, en tant que nation. En outre, les attaques vont à l’encontre des valeurs démocratiques entérinées dans notre Constitution’‘, a souligné Maite Nkoana-Mashabane, la ministre sud-africaine en charge des Relations internationales.

La veille, quelque 4.000 personnes avaient défilé à Durban pour dénoncer ces violences, qui ont déjà fait plusieurs morts, entre quatre et six selon les sources. L’ONU, qui se dit très ‘‘préoccupée’‘ par la situation, a également annoncé le chiffre de 5.000 étrangers déplacés, pour la plupart des réfugiés et des demandeurs d’asile.