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Afrique du sud: éviter le scénario de 2008


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Afrique du sud: éviter le scénario de 2008

Des commerces dévalisés, des biens détruits, des blessés et plusieurs morts, la vague de xénophobie qui secoue l’Afrique du Sud a fait fuir les étrangers. Beaucoup sont des petits commerçant ou des vendeurs ambulants qui se sont installés ici, attirés par l‘économie la plus avancée du continent africain.

Ils sont somaliens, éthiopiens, zimbabwéens, mozambicains, pakistanais, ou malawites, comme cette femme :

“Je ne suis pas contente de retourner chez moi, je suis venue ici en Afrique du Sud parce que j’en avais besoin, pour aider d’autres personnes, comme mes parents et ma fille, pour leur permettre de survivre” explique-t-elle.

D’autres avaient trouvé refuge en Afrique du Sud, fuyant leurs pays en guerre.

“Je pensais que l’Afrique du Sud était un bon pays : dans notre pays à nous, il y a la guerre, dit Kirirwa. Nous ne pouvons pas dire que nous voulons rentrer chez nous, là-bas, encore aujourd’hui, il y a la guerre, ils tuent des gens… Mais maintenant, pour moi, l’Afrique du Sud est un mauvais pays, car ilsveulent nous tuer sans raison.”

Mais, alors que le taux de chômage officiel est à 25%, que la pauvreté et les disparités flambent, les immigrés sont souvent accusés de voler les emplois aux Sud-africains.

L’Afrique du Sud compte 50 millions d’habitants, dont 9 millions sont des zoulous. 1,7 millions sont des étrangers, mais il pourraient être beaucoup plus.

Les violences qui secouent le pays depuis plusieurs semaines ont commencé à Durban, en plein territoire zoulou. C’est le roi des Zoulous, Goodwill Zwelithini, qui aurait mis le feu aux poudres fin mars, en appellant les “étrangers à faire leurs bagages.”

Goodwill est le plus influent de ces monarques tribaux reconnus par la constitution sud-africaine. Le 20 avril, il a appelé au calme, en assurant que ses mots avaient été sortis de leur contexte.

“Je le répète, si ces propos qui me sont attribués étaient vrais, alors il ne resterait rien de ce pays” a-t-il affirmé.

Pour éviter un scénario comme celui de 2008, où 67 étrangers avaient été tués, le président Jacob Zuma, lui même membre de la tribu zoulou, a dû suspendre une visite en Indonésie pour calmer le jeu. Critiqué pour sa lenteur à réagir, le 18 avril il s’est rendu dans ce camp pour immigrés. Ce n’est que le 10 avril qu’il avait condamné les violences, deux semaines et 4 morts après le début de la vague xénophobe.

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