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Nouvelle proposition d'Athènes à ses créanciers mais sous conditions

Cette proposition comprend une série d'amendements au texte des institutions et vise à conclure un accord réciproque et mutuellement utile.

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Nouvelle proposition d'Athènes à ses créanciers mais sous conditions

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La Grèce se dit prête à accepter l’offre de renflouement de ses créanciers mais pose de nouvelles conditions.

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Tout cela ne constitue pas une base pour discuter de mesures sérieuses.

Dans sa lettre adressée au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, au président de la BCE Mario Draghi et à la directrice du FMI Christine Lagarde, les dirigeants des créanciers, Alexis Tsipras détaille les propositions grecques.
Celles-ci précisent que la TVA devrait rester à 13% pour les hôtels et non pas passer à 23% comme le voulaient initialement les créanciers, et qu’il ne devrait pas y avoir de suppression de la réduction de la TVA dans les îles grecques, un des points d’achoppement principaux lors des négociations ces derniers mois entre les créanciers et Athènes.
La Grèce demande aussi le rétablissement des conventions collectives supprimées dans le cadre des mesures d’austérité ces dernières années, à partir de septembre 2015. Auparavant, la Grèce exigeait un rétablissement immédiat.
De même, la déréglementation du marché du lait, des médicaments et du pain, voulue par les créanciers, ne serait pas appliquée immédiatement.
En revanche, le Premier ministre grec se dit prêt à des concessions, comme la réduction des dépenses militaires de 400 millions d’euros au lieu de 200 millions acceptés précédemment, et l’application de la réforme des retraites à partir d’octobre prochain, au lieu de 2016.

Cette proposition sera discutée ce mercredi après-midi par l’Eurogroupe. Mais d’ores et déjà Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances appelle Athènes à “clarifier ses positions” et estime “qu’il n’y a pas de base permettant des négociations sérieuses avec la Grèce”. Mais d’ajouter : “Nous sommes toujours prêts à discuter.”

[YOU] Alexis Tsipras a-t-il raison de laisser les Grecs se prononcer par référendum sur le plan de sauvetage international? ❏ Oui ❏ Non ❏ Sans opinion

Posted by euronews on Tuesday, 30 June 2015