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Conflit syrien : "la plus grave tache sur la conscience humanitaire mondiale"

Les insurgés islamistes mènent une vaste offensive dans le nord-ouest syrien ces derniers jours, d’après l’Observatoire syrien des droits de l’homme

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Conflit syrien : "la plus grave tache sur la conscience humanitaire mondiale"

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Les insurgés islamistes mènent une vaste offensive dans le nord-ouest syrien ces derniers jours, d’après l’Observatoire syrien des droits de l’homme et des sources militaires syriennes. Une vidéo diffusée sur internet montrerait certains combats qui ont eu lieu ce mardi dans la province de Hama. Les combattants seraient notamment issus du Front al-Nosra. Ils tenteraient de prendre position dans la plaine de Sahl al-Ghab à la lisière de la province côtière de Lattaquié, berceau du clan du président Assad. Les insurgés auraient pris possession de positions de l’armée syrienne qui aurait lancé une contre-attaque avant de regagner une partie du terrain perdu.

De l’autre côté, dans le nord-est, c’est un coup dur a été porté au groupe jihadiste Etat islamique. Il a été chassé mardi de la ville clé de Hassaké par l’armée syrienne et les forces kurdes syriennes, alliées de circonstances.

Sur la scène internationale, le chef des opérations humanitaires de l’ONU, Stephen O’Brien a fait part de son indignation face à la situation en Syrie. Il a annoncé qu’il prévoyait de se rendre à Damas en août pour obtenir un meilleur accès humanitaire à la population. “Je suis choqué et scandalisé. Parmi les nombreuses parties du monde (…), qui ont tristement et effroyablement besoin d’une aide humanitaire croissante et qui connaissent la misère humaine, la Syrie est la tache la plus honteuse, la plus grave, la plus implacable sur la conscience humanitaire du monde”.

Stephen O’Brien a rappelé que la guerre en Syrie a fait plus de 220 000 morts et que 12,2 millions de personnes avaient besoin d’assistance humanitaire dans le pays dont plus de 4,5 millions dans des zones difficiles à atteindre pour les agences humanitaires.

Avec AFP et Reuters