DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Turquie : Erdogan charge Davutoglu de former un cabinet de transition

Le Premier ministre sortant a 5 jours pour constituer un gouvernement chargé de gérer les affaires courantes jusqu'aux législatives anticipées du 1er novembre.

Vous lisez:

Turquie : Erdogan charge Davutoglu de former un cabinet de transition

Taille du texte Aa Aa

En Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan a demandé ce mardi au Premier ministre sortant Ahmet Davutoglu de former un gouvernement transitoire… un cabinet qui sera chargé de gérer les affaires courantes jusqu’aux législatives anticipées qui auront lieu le 1er novembre. La date du scrutin a d’ailleurs été validée par le haut conseil électoral.

La constitution prévoit que le chef du gouvernement sortant sollicite tous les partis pour participer à ce gouvernement. Or, les chefs de 2 des formations d’opposition (le Parti républicain du peuple – CHP, et le Parti d’action nationaliste – MHP) ont déjà dit qu’ils ne participeraient pas à un tel gouvernement.

“J’ai 5 jours pour former ce gouvernement de transition, a expliqué Ahmet Davutoglu. Chaque parti représenté au parlement est censé y participer, proportionnellement. Les chefs des partis d’opposition ayant rejeté ma proposition, mon devoir est désormais de m’adresser aux députés de l’opposition directement”.

De son côté, le parti démocratique des peuples (HDP – formation pro-kurde), a fait savoir que ses députés étaient disposés à entrer au gouvernement, ce qui serait une première.
Mais le leader du HDP, Selahattin Demirtas, reste prudent.

“On ne sera pas surpris si les dirigeants contournent la constitution et finalement forment un gouvernement sans nous, a-t-il dit. Tous les jours, ils enfreignent la constitution. Ils se rendent sans arrêt coupables de crime constitutionnel.”

La Turquie est confrontée à une crise politique depuis les législatives du 7 juin dernier. Lors de ce scrutin, l’AKP, le parti au pouvoir depuis 2002, a perdu sa majorité absolue et il n’a pas réussi à former une coalition pour gouverner. D’où les législatives anticipées prévues le 1er novembre.