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Migrants : mode d'emploi des "hot spots"


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Migrants : mode d'emploi des "hot spots"

Les “hot spots” sont censés gérer l’accueil des migrants en Europe mais comment vont-ils fonctionner ? C’est l’un des enjeux cruciaux de la réunion mardi à Bruxelles des ministres européens de l’Intérieur puis mercredi d’un sommet européen des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne. La précédente réunion des ministres de l’Intérieur s‘était soldée par un échec.

Un “hot spot”, c’est quoi ?

C’est la Commission européenne qui a proposé leur création au printemps dernier afin d’aider à l‘époque les pays les plus exposés au flux de migrants : l’Italie et la Grèce. Compte tenu de l‘évolution des flux migratoires, la Hongrie a, depuis, été ajoutée à la liste. Un pays peut en bénéficier s’il en fait la demande.

  • En Italie, les arrivées mensuelles de migrants ont globalement peu évolué entre 2014 et 2015. Elles se situent toujours à un niveau élevé.
  • En Grèce en revanche, on assiste à une explosion des arrivées mensuelles entre 2014 et 2015. Depuis le début de cette année, la hausse est très sensible en particulier à Kos et à Lesbos.


Un “hot spot”, ça sert à quoi ?

  • Aider les pays concernés à remplir leurs obligations de contrôle
  • Aider à l’identification
  • Aider à l’enregistrement des témoignages
  • Aider à la prise d’empreintes des arrivants
“Hot spot” : quels objectifs ?

  • Il s’agit notamment de distinguer les personnes ayant clairement besoin d’une protection internationale des migrants dits “économiques” qui ne peuvent y prétendre.
  • Il s’agit aussi de tenter de lutter contre les filières et d’exercer un contrôle en matière de terrorisme avec un éventuel risque d’infiltration
Qui va composer les “hot spots”?

Diverses agences européennes vont épauler les autorités nationales.

  • Europol, l’agence de coopération policière
  • Eurojust, l’agence pour la coopération judiciaire
  • Frontex, l’agence européenne pour les frontières
  • Easo, le bureau européen d’appui en matière d’asile

Où sont situés les “hot spots”?

  • en Italie : l’Etat-major est situé à Catane en Sicile.
    Il y a trois ports référents sur cette île : Trapani, Pozzallo et Porto Empedocle et un sur l‘île de Lampedusa. Chacun de ces centres peut accueillir jusqu‘à 1500 personnes.
  • en Grèce : projet d‘établir un état-major au Pirée, le port d’Athènes afin de centraliser les demandes d’asile compte tenu de la géographie du pays.
  • en Hongrie : refus d’installation de “hot spots”. Budapest réfute l’idée d‘être en “première ligne” et rejette le plan de relocalisation de 54 000 réfugiés présents sur son sol.
Quand les “hot spots” seront-ils opérationnels ?

En juillet, la Commission européenne promettait une mise en oeuvre “très rapide”. Désormais, elle parle d’une planification qui serait presque terminée mais Paris et Berlin sont très sceptiques.

Les “hot spots”, polémiques au sein de l’UE

Plusieurs pays partenaires des pays dits en première ligne les accusent de traîner les pieds et de ne pas procéder aux contrôles nécessaires ce qui aurait contribué à l’afflux incontrôlé des dernières semaines. Autre point en discussion, les “hot spots” seront-ils des lieux d’accueil chargés ensuite de mettre en oeuvre la relocalisation de ceux qui ont droit au statut de réfugiés ou les “hot spots” seront-ils des lieux de rétention pour les migrants irréguliers en attente de leur renvoi ?

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