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L'accord nucléaire avec l'Iran, un "signe d'ouverture" pour la diplomatie selon Steinmeier

Le chef de la diplomatie allemande a fait part de son optimisme lors de sa visite à Téhéran où il s’est entretenu avec son homologue iranien

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L'accord nucléaire avec l'Iran, un "signe d'ouverture" pour la diplomatie selon Steinmeier

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Le chef de la diplomatie allemande a fait part de son optimisme lors de sa visite à Téhéran où il s’est entretenu avec son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif. Evoquant les conflits en Irak, au Yémen et en Syrie, Frank-Walter Steinmeier a estimé que la “région avait besoin de plus de diplomatie, pas moins” alors que l’Iran y a intensifié son influence.

“L’accord de Vienne doit être considéré comme une base et un gage de confiance pour nos partenaires dans la région. Nous sommes très loin de cela en Syrie mais même si c’est un long chemin à parcourir, nous devons nous rappeler que nous avons des engagements à l‘égard des Syriens et des peuples voisins pour faire quelque chose qui puisse apporter un résultat”, déclare Frank-Walter Steinmeier.

Le ministre allemand des Affaires étrangères a reconnu qu’il y avait “beaucoup d’interrogations concernant les intentions de l’Iran dans la région”.

Une allusion très claire au dernier test de missile de Téhéran le 11 octobre dernier. Pour les Etats-Unis et la France, l’Iran a violé une des résolutions qui interdit à la République islamique des activités liées aux missiles balistiques et à leur technologie pouvant emporter des armes nucléaires.

Une critique rejetée par Mohammad Javad Zarif : “les tests de missile ne sont pas liés à la résolution 2231 qui ne parle que des missiles conçus pour porter des têtes nucléaires. Aucun des missiles de la République islamique n’est conçu pour avoir une capacité nucléaire”.

“En parvenant à l’accord sur le nucléaire et en commençant officiellement sa mise en œuvre, l’Iran reviendra à une position stratégique. La présence de Frank-Walter Steinmeier à Téhéran et ses appels pour plus d’efforts diplomatiques sur les crises en cours au Moyen-Orient en sont les meilleures preuves”, estime notre correspondant en Iran, Javad Montazeri.