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A Bruxelles, la crise migratoire rime plus avec réglementation que solidarité

A Bruxelles les pays des Balkans, débordés par l'afflux de réfugiés, tentent de trouver une solution avec l'Union européenne.

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A Bruxelles, la crise migratoire rime plus avec réglementation que solidarité

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Un mini sommet à Bruxelles, pour gérer une maxi catastrophe. Celle de l’afflux de migrants qui transitent par les Balkans pour rejoindre le reste de l’Europe. Ce sont ces pays, situés sur cette route des Balkans, directement concernés, et souvent débordés, qui se réunissent pour juguler une crise qui menace l’unité de l’Europe.
Le ministre slovène, qui a vu transiter plus de 60 000 migrants en dix jours, assure que l’Europe va s’effondrer si aucune action concrète n’est rapidement mise en place.

“Nous sommes tous liés par les Conventions de Genève, explique Angela Merkel. Nous avons des normes en matière de dignité humaine et ça c’est un soulagement, nous avons des normes sur la façon dont il faut partager les rôles sur la route dite “des Balkans”. Bien sûr, nous allons parler également de développer davantage les centres d’enregistrement aux frontières extérieures de l’Union. Une meilleure protection des frontières de l’UE est important, nous le savons”.

La chancelière estime aussi qu’il faut répartir le fardeau entre la Turquie et l’Europe.

Certains pays des Balkans, qui craignent que les migrants ne s’installent chez eux, menacent de fermer leurs frontières si l’Allemagne notamment, boucle la sienne.

“Les membres de l’Union européenne, et en particulier, les membres du traité de Schengen, ne sont pas capables ou pas prêts à tenir parole, ajoute le Premier ministre hongrois Viktor Orban. Tout le monde doit suivre les accords internationaux. Nous devrions défendre les frontières sud de la Grèce si elle n’est pas en mesure de le faire elle même.”

A Bruxelles on parle plus de réglementation désormais que de solidarité. Les Etats concernés sont par exemple appelés à accélérer leurs efforts pour renvoyer les migrants déboutés du droit d’asile.

“Selon des sources diplomatiques, le sommet d’aujourd’hui était l’idée d’Angela Merkel, explique Efi Koutsokosta notre correspondante à Bruxelles. Pour beaucoup ici à Bruxelles, la chancelière allemande et le président de la Commission européenne veulent envoyer un message clair aux pays d’Europe centrale et du Sud pour qu’ils cessent les actions unilatérales et commencent à coopérer entre eux.”