DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Majorité écrasante à l'ONU pour réclamer la fin de l'embargo américain à Cuba

Deux pays contre- les Etats-Unis et Israël- et 191 pour, cette année encore, l’Assemblée générale des Nations unies s’est rangée à la quasi-unanimité

Vous lisez:

Majorité écrasante à l'ONU pour réclamer la fin de l'embargo américain à Cuba

Taille du texte Aa Aa

Deux pays contre- les Etats-Unis et Israël- et 191 pour, cette année encore, l’Assemblée générale des Nations unies s’est rangée à la quasi-unanimité derrière Cuba pour réclamer la fin de l’embargo américain.

Mais cette résolution est non contraignante, seul le Congrès américain peut mettre fin au blocus et la majorité républicaine reste hostile au rapprochement avec La Havane. “Les coûts humains causés par l’embargo sont inestimables souligne le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez. 77% de tous les Cubains ont souffert du blocus depuis le jour où ils sont nés.”

Le texte cette année saluait le rétablissement des relations diplomatiques et la “volonté exprimée” par le président Barack Obama de mettre fin à l’embargo. Pas suffisant cependant pour Washington : “Bien que la normalisation soit une route longue et complexe, nous avons fait des progrès considérables explique le diplomate américain Ronald Godard. Nous regrettons donc que le gouvernement de Cuba ait choisi de procéder à sa résolution annuelle. Le texte est loin de refléter les mesures importantes qui ont été prises et l’esprit d’engagement que le président Obama a défendu.”

Pour Cuba, la fin du blocus donnerait du sens aux progrès accomplis au cours des derniers mois dans les relations entre les deux pays. “C’est quelque chose qui ne devrait plus exister indique Maricara Rodrigues, une étudiante cubaine, parce que nous sommes au 21ème siècle, et que ces guerres absurdes doivent se terminer.”

Pour les autorités cubaines, ce strict embargo commercial et financier a causé depuis 1962 un préjudice de 2,5 milliards de dollars à l‘île dans le secteur de la santé, avec “un impact humanitaire difficile à évaluer”.