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Un poisson peut en cacher un autre

Si vous commandez du poisson dans un restaurant bruxellois il n’est pas certain que celui que vous allez manger soit celui que vous avez commandé

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Un poisson peut en cacher un autre

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Si vous commandez du poisson dans un restaurant bruxellois il n’est pas certain que celui que vous allez manger soit celui que vous avez commandé. L’ONG Oceana a mené des tests scientifiques sur 280 échantillons dans 150 établissements et les résultats sont surprenants.Selon cette étude 32 % des poissons sont ainsi mal étiquetés. Un chiffre qui monte à 38% dans les cantines des institutions européennes.

C’est le thon rouge qui est le plus souvent victime de cette fraude. Dans 95% des cas il s’agit de thon albacore ou de thon obèse. Le cabillaud lui sera remplacé principalement par du Pangasus 13% du temps. Mais pour le directeur Europe de l’ONG, Lasse Gustavsson, « ce ne sont pas nécessairement les restaurants qui sont responsables, ce sont peut-être les distributeurs. »

Cette fraude n’est cependant pas qu’une question de marge économique. La surpêche des eaux européennes explique aussi ce problème. 65% des poissons consommés en Europe sont importés, précise Oceana. Ce type d’escroquerie ne concerne d’ailleurs pas uniquement la capitale belge. Des fraudes identiques sont aussi constatées en Italie, en Espagne ou encore en Irlande.