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Réfugiés : un filtrage se met en place, sur fond de crainte sécuritaire

Plusieurs pays des Balkans ont décidé de limiter le passage aux personnes fuyant des zones de conflit (Syrie, Irak, Afghanistan). Les autres sont bloquées à la frontière grecque.

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Réfugiés : un filtrage se met en place, sur fond de crainte sécuritaire

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Un ferry qui accoste dans le port du Pirée en Grèce. A son bord, plus de 1500 réfugiés. La police grecque a procédé, là, à de nouveaux contrôles.

C’est une des conséquences des attentats de Paris : la peur que des djihadistes soient infiltrés parmi les nouveaux arrivants.

Pour limiter le flux, les autorités macédoniennes et serbes ont décidé de n’autoriser le passage qu’aux ressortissants de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan. Les autres se trouvent donc bloqués à la frontière grecque.
Cette situation est qualifiée d’ “intenable” par plusieurs agences des Nations Unies.

Si on ne passe pas la frontière, on va mourir, assure Sayed. On ne fera pas marche arrière. On a traversé 5 pays pour arriver là. On ne peut s’arrêter là“.

Depuis le début de l’année, plus de 800 000 personnes sont arrivées en Europe, la plupart en transitant par la Grèce.

Dans le contexte de tension sécuritaire, certaines voix s‘élèvent pour durcir les conditions d’accès à l’Europe.

Néanmoins d’autres, comme l’ONG Human Rights Watch, rappellent aux dirigeants leur engagement à protéger les réfugiés du monde entier.