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Perquisition en Ariège dans les milieux jihadistes : "l'émir blanc" en garde à vue

De nouvelles perquisitions administratives ont eu lieu dans l'Ariège, sans lien direct avec les attentats de Paris. La police poursuit sans relâche ses investigations pour mettre un nom sur tous les

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Perquisition en Ariège dans les milieux jihadistes : "l'émir blanc" en garde à vue

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Plus de 10 jours après les attentats de Paris, Olivier Corel est dans le collimateur de la police. Sa maison dans l’Ariége a fait l’objet d’une perquisition mardi matin. Ce Français de 69 ans surnommé “l‘émir blanc” serait le mentor présumé de plusieurs jihadistes toulousains, comme Mohamed Merah ou Fabien Clain. La voix de ce dernier a identifiée part les enquêteurs dans la revendication des attentats du 13 novembre. Cette petite commune de près de 600 habitants de l’Ariège a été complètement bouclée, son unique route d’accès ayant été barrée par les forces de l’ordre le temps de la perquisition. On ignore s’il y a eu des interpellations.

Salah Abdeslam, suspecté d’avoir eu au moins un rôle logistique dans les attentats de Paris, est toujours en fuite. Ce Français de 26 ans, résidant en Belgique, pourrait être l’unique auteur direct des attaques de Paris encore vivant.
Salah Abdeslam a au moins participé aux préparatifs des attaques même si son rôle exact le jour J reste imprécis.
Devait-il lui aussi se faire exploser ? Lundi, un objet “qui s’apparente à une ceinture d’explosifs” a été découvert dans une poubelle à Montrouge, près de Paris, non loin des lieux où le téléphone de Salah Abdeslam avait été localisé le soir des attaques.

Après des percées rapides, les enquêteurs français peinent également à identifier trois kamikazes, dont au moins deux sont passés avec des migrants par la Grèce.

Des incertitudes demeurent aussi sur le rôle joué par le jihadiste belgo-marocain Abdelhamid Abaaoud, tué mercredi dans un raid sur un appartement de Saint-Denis, au nord de Paris, en compagnie d’une cousine, Hasna Aïtboulahcen, et d’un troisième homme, dont le parcours et l’identité restent un mystère.
L’homme soupçonné de les avoir logés dans cet appartement, Jawad Bendaoud, a été présenté mardi à un juge en vue d’une possible inculpation.