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Sommet UE-Turquie: Ankara engrange des avancées "historiques"


Le bureau de Bruxelles

Sommet UE-Turquie: Ankara engrange des avancées "historiques"

La Turquie réunie en sommet avec les dirigeants de l’Union européenne, cela n‘était plus arrivé depuis 11 ans. Alors le Premier ministre turc savoure le moment car en une journée, il vient d’obtenir une aide financière de 3 milliards d’euros pour les réfugiés, la relance du processus d’adhésion à l’Union européenne et un engagement sur la libéralisation des visas.

“Aujourd’hui, nous avons redynamisé le processus d’adhésion”, annonce le Premier ministre turc, Ahmet Davutoğlu. “Nous sommes d’accord sur une stratégie intégrée contre toute instabilité dans le voisinage de l’Europe et aussi pour travailler côte à côte sur la crise des réfugiés.”

Concrètement, la Turquie s’engage à mieux contrôler les flux de migrants. En échange elle recevra une aide financière. D’où viendra l’argent? Aucun accord à ce sujet. Quant à la libéralisation des visas, elle est agitée comme la carotte pour s’assurer que la Turquie respecte ses autres engagements.

“Le processus de libéralisation des visas est un processus auquel nous accordons une grande importance”, a insisté le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. “Il y a un lien direct entre l’accord sur la réadmission et la libéralisation des visas et on va suivre tout ça de près.”

Les européens demandent à la Turquie d’enregistrer et de trier les migrants qui peuvent obtenir l’asile et ceux qui doivent être renvoyés dans leur pays d’origine.

“Il y a une nécessité d’avoir des vérifications sur les personnes qui passent à travers la territoire turc”, a déclaré le président français, François Hollande. “Nous savons qu’il y a des combattants étrangers qui ont cette intention et qui utilisent cet itinéraire, et d’autre part il y a aussi des terroristes qui pourraient s’infiltrer: on l’a vu, y compris dans les attentats de Paris. Donc à partir de là, il est très important qu’il puisse y avoir cette coopération entre l’Europe et la Turquie.”

Mais cet accord n’efface pas les critiques en matières de liberté d’expression, ni la nécessité d’aboutir à un accord sur le statut de Chypre.

“Les progrès dans les discussions entre l’Union européenne et la Turquie restent conditionnés à la reconnaissance de Chypre”, rappelle la correspondante d’Euronews à Bruxelles, Margherita Sforza. “Les relations entre chypriotes grecs et turcs se sont améliorées récemment. L’Union européenne et la Turquie espèrent trouver un accord sur le statut de Chypre d’ici le printemps prochain.”

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