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Régionales françaises : la gauche se "sacrifie" face au Front National, la droite en profite

A l'entre-deux tours, après le raz-de-marée Front National, le débat sur les retraits de liste fait rage entre le Parti Socialiste et Les Républicains. Manuel Valls critique avec virulence Nicolas

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Régionales françaises : la gauche se "sacrifie" face au Front National, la droite en profite

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A l’entre-deux tours des élections régionales en France, la gauche est prête à tout pour que le front National ne gagne pas. Manuel Valls a appelé les socialistes à se retirer du vote dans trois régions – les plus menacées – et appelé à voter pour ses grands rivaux du parti Les Républicains.

Point of view

Quand on est un responsable public, on assume ses responsabilités

L’extrême droite, emmenée par Marine Le Pen, est en tête dans six régions sur treize.

“Moi, j’assume mes responsabilités, lance Manuel Valls. C’est la grande différence avec Nicolas Sarkozy, entre nous et Nicolas Sarkozy, entre moi et Nicolas Sarkozy. Quand on est un responsable public on assume ses responsabilités et on choisit. Quand on aime son pays, on n’hésite pas, on va droit au but et on appelle à voter pour Les Républicains”.

Le parti de Nicolas Sarkozy, allié au centre, est en seconde place au niveau national devant les socialistes ; pas question dès lors de se sacrifier en appelant au retrait de listes, pas même en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, où le parti LR est troisième, derrière le FN et le PS.

Nicolas Sarkozy :
“Les socialistes ont pris une décision que je respecte, c’est leur choix et l’ont fait sans que nous leur demandions rien, dans la clarté de leur décision et nous, nous avons fait un choix de maintenir nos listes parce que je suis persuadé que nous sommes les seuls a pouvoir rassembler face au Front National”.

A un an et demi de l‘élection présidentielle, le contexte post-attentats de Paris a fait ressurgir le réflexe nationaliste, voire xénophobe, de beaucoup d‘électeurs. Mais c’est bien la droite dite “traditionnelle” qui devrait profiter, sauf coup de théâtre, de cette nouvelle donne politique dimanche prochain.