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Les hommages du Festival de Marrakech

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Les hommages du Festival de Marrakech

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Hommage spécial au cinéma canadien pendant le Festival du film de Marrakech. Cela fait une dizaine d’année que Marrakech célèbre un pays en

Hommage spécial au cinéma canadien pendant le Festival du film de Marrakech. Cela fait une dizaine d’année que Marrakech célèbre un pays en particulier. On a vu ainsi arriver cette année dans le sud marocain Carole Laure, Brandon Cronenberg (le fils de David)…

Et aussi Atom Egoyan avec qui nous avons évoqué les spécificités du cinéma canadien : “Et bien je pense qu’il faut parler des cinémas canadiens. Je crois que le cinéma québécois peut se forger sa propre identité parce qu’il a sa propre langue. Et je pense que le cinéma canadien anglais a le problème d’avoir la même langue qu’aux Etats-Unis. Et les différences de notre culture canadienne anglaise sont subtiles. Ceci dit il y a un type de films que l’on peut faire au Canada anglais qui serait impossible de faire aux Etats-Unis. Regarder ce nouveau film “Remember”, le scénario est Américain, mais il n’aurait pas pu être fait en Amérique parce qu’il est considéré comme non commercial.”

Parmi les films en compétition “Closet Monster”.
Rattrapé, à l’aube de l’âge adulte, par les traumatismes de son enfance, Oscar doit affronter les dysfonctionnements familiaux et une sexualité encore indécise.
Un premier film signé Stephen Dunn, en partie autobiographique et qui a été primé à Toronto : “En ce moment tout particulièrement il y a une énergie réellement intéressante au Canada avec de nombreux jeunes réalisateurs comme mon ami Andrew Cividino, qui est aussi ici au festival, et Xavier Dolan… C’est comme si une nouvelle voix émergeait, oui c’est très intéressant d‘être en ce moment au Canada pour faire des films.”

Autre invité spécial Fatih Akin, un ancien membre du jury de Marrakech en 2013 sous la présidence de Martin Scorsese.

Question au réalisateur allemand d’origine turque au sujet du rôle du festival du film du Marrakech dans le climat global actuel : “Il est très important. Je pense, vous savez, qu’il est important que cela vienne d’un environnement arabe, d’un environnement islamique. C’est bon de pouvoir montrer au monde que chaque fois que l’on parle du monde arabe ou du monde islamique, tout n’est pas que terreur il y a beaucoup d’art qui vient aussi de ce monde, beaucoup plus que ces mauvaises nouvelles qui nous parviennent et c’est quelque chose que je voulais soutenir.”

Autre invité spécial du festival Park Chan Wook. Là aussi on a parlé de violence, le réalisateur coréen n’en est pas avare dans ses films. Il la considère plus comme une thérapie qu’une apologie.

Park Chan Wook : “C’est un exercice ou une thérapie pour imaginer ces choses parce que le seul fait de les imaginer dans sa tête ne gène, ne blesse personne. Si quelqu’un peut souscrire à ce type de thérapie, avec une imagination très spécifique, très méticuleuse, très réaliste au sujet de ce qu’ils feraient à ces gens qui les ont trompés, alors le monde serait probablement un endroit meilleur, avec des gens moins susceptibles d’utiliser la violence contre d’autres personnes.”

Lise Pedersen, Euronews : “Quinze films sont en compétition pour la très convoitée étoile d’or du festival du film de Marrakech.
Nous reviendrons sur les lauréats sur Euronews, lundi prochain.”