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Espagne : les noms d'oiseaux fusent lors du débat pour les législatives

À moins d’une semaine des législatives en Espagne, les deux favoris se sont livrés hier à un débat d’une rare violence. Le chef du gouvernement

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Espagne : les noms d'oiseaux fusent lors du débat pour les législatives

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À moins d’une semaine des législatives en Espagne, les deux favoris se sont livrés hier à un débat d’une rare violence. Le chef du gouvernement sortant, le conservateur du Partido popular (PP) Mariano Rajoy, a défendu son bilan économique, avec une croissance qui dépasse les 3 % cette année, aux dépens des plus démunis selon son adversaire socialiste son adversaire socialiste Pedro Sánchez.

“Qui parle encore aujourd’hui du sauvetage de l’Espagne ? Personne, affirme Mariano Rajoy. Qui parle de la dette de l’Espagne ? Personne. Qui parle de la prime de risque de l’Espagne ? Personne. Mais savez-vous, Monsieur Sánchez, quel est le plus important changement ? Lorsque je suis arrivé au gouvernement, 1 500 Espagnols perdaient chaque jour leur travail. Maintenant, 1 400 Espagnols trouvent chaque jour un emploi.”

“J’ai parlé avec des mères de famille qui sont indignées de voir leurs enfants gagner 300 euros (par mois) pour des journées de 10 à 12 heures de travail. L’Espagne que vous construisez est très simple. Vous faites en sorte que les parents voient leurs enfants émigrer, au chômage ou exploités”, résume le candidat socialiste.

Soucieux de reprendre les 5 points de retard que lui prédisent les sondages sur son adversaire du PP, Pedro Sánchez n’a pas hésité à lancer des attaques personnelles. “Le chef du gouvernement doit être une personne décente, et vous ne l‘êtes pas”, a lancé le socialiste.

“Nous en arrivons là ! Rétorque Rajoy qui estime qu’il “est possible de se relever d’une défaite électorale, mais pas de l’affirmation vile, mesquine et misérable que vous venez de faire”.

Ce débat télévisé est le seul que le chef du gouvernement sortant ait accepté durant la campagne. Mariano Rajoy a refusé de débattre avec les leaders de deux partis émergents, Ciudadanos et Podemos.