DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Making A Murderer : la série qui va vous captiver en 2016

Vous lisez:

Making A Murderer : la série qui va vous captiver en 2016

Taille du texte Aa Aa

La nouvelle série américaine qui va vous captiver en 2016 s’appelle Making a Murderer. Produit et diffusé en exclusivité par Netflix US, ce documentaire en 10 épisodes raconte les déboires judiciaires de Steven Avery. Dès le premier épisode, ce ferrailleur de Manitowoc, dans le Wisconsin rural, est accusé de tentatives de viol et d’assassinat sur une notable locale.

En raconter plus reviendrait à dévoiler des moments-clés de l’intrigue. Sachez juste que la série risque de vous faire perdre la foi qui vous restait dans le système judiciaire des Etats-Unis.

Disponible depuis ce 18 décembre, la série fait déjà beaucoup de bruit aux Etats-Unis. De nombreux anonymes et des stars telles que Mia Farrow ou Mandy Moore n’en tarissent pas d‘éloges. L’acteur-réalisateur et comique britannique Ricky Gervais – qui prépare lui aussi une série sur Netflix – se pâme d’admiration sur Twitter : “Laissez tomber les Emmys ou les Oscars… Making a Murderer doit recevoir le prix Nobel. Le meilleur documentaire que j’ai jamais vu.”


A l’origine de ce succès, amplifié par le bouche-à-oreille, un travail d’investigation documentaire exceptionnel. Les créatrices de la série, Laura Ricciardi et Moira Demos, ont passé près de 10 ans à se pencher sur l’affaire, ou les affaires Avery. Autant d’années passées à rassembler des documents officiels, des témoignages, dont 700 heures de vidéo, qui viennent étayer chaque moment de la narration.

En plus d’un documentaire passionnant, Making a Murderer est aussi une série, avec une structure et un montage efficaces. Les montées en tension, et surtout les cliffhangers à la fin des épisodes, rendent par leur suspense le récit des événements encore plus dramatique.

Le tout ne serait pas aussi fascinant si les faits eux-mêmes n‘étaient pas aussi incroyables. La réalité dépasse ici bien souvent la fiction. Vous serez certainement scotchés devant votre écran, abasourdis par les révélations successives amenées de main de maître par les documentaristes.

Le rythme haletant de la série, ajouté au fait que Netflix ait mis en ligne l’intégralité de la saison d’une traite, pousse au binge-watching (regarder plusieurs épisodes d’un coup).

Anonymous s’en mêle

Courroucé par les malversations policières présentées dans le documentaire, un groupe disant appartenir à Anonymous compte intervenir dans l’affaire.


Il promet de publier des enregistrements téléphoniques qui pourraient démontrer l’implication de forces de l’ordre de Manitowoc dans le coup monté contre Steven Avery.

Ken Kratz, le procureur impliqué dans la condamnation de Steven Avery, est lui aussi pris pour cible. Des internautes ont laissé des critiques acerbes sur sa page Yelp et il affirme avoir reçu des menaces.

Mieux que Serial ?

Il faut croire que le sujet est en vogue. A la fin de 2014, un podcast (émission radio en ligne), intitulé Serial avait lui aussi retracé une affaire criminelle au jugement controversé. L‘émission s‘était dès le départ hissée dans le top des plus écoutées, pour atteindre 5 millions de téléchargements et d‘écoutes. Les critiques avaient été très positives et le succès de Serial a participé à relancer le format du podcast.

Mais, pour de nombreux médias, Making a Murderer est meilleur que Serial. Pour Slate.com, c’est l’absence d’un narrateur qui le rend meilleur, laissant l’audience se faire sa propre opinion. Pour TechInsider, le documentaire ressemble moins à un divertissement mais plus à une plongée décourageante mais nécessaire dans la justice “de classe” du système judiciaire américain.

Enfin, pour le New York Post, qui compare Making a Murderer avec la nouvelle saison de Serial, le succès du documentaire tient au fait, entre autres, que l’affaire est relativement inconnue du grand public et que Steven Avery intervient régulièrement dans l’histoire.

Pour vous faire votre avis, en attendant la diffusion en France, le premier épisode est accessible légalement et gratuitement sur Youtube en anglais.