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Comprendre le cheminement des sanctions contre l'Iran


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Comprendre le cheminement des sanctions contre l'Iran

Qualifié d’historique, l’accord sur le nucléaire iranien va mettre un terme à des années de sanctions contre la République islamique, notamment toutes celles imposées par les Nations unies entre 2006 et 2010.

Mais l’histoire avait commencé bien avant. En 1979, la révolution islamique est suivie quelques mois plus tard par la prise d’assaut de l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran. La crise des otages américains durera 444 jours et obligera alors l’administration américaine Carter à rompre toutes relations diplomatiques avec Téhéran.

Très rapidement, Washington impose les premières sanctions économiques en avril 80 : gel des avoirs iraniens aux Etats-Unis, puis interdiction des échanges de biens et services avec l’Iran.

Une deuxième phase se déroule en 1995. Cette fois, c’est le pétrole qui est directement visé. L’Iran a été mis sur la liste noire des pays soutenant le terrorisme, et les Etats-Unis vont plus loin en interdisant le commerce du pétrole avec l’Iran, en interdisant aux compagnies du monde entier d’investir dans l’industrie pétrolière iranienne sous peine de sanctions commerciales avec eux.

L’aggravation de ces mesures aura lieu à partir de 2005, avec l’arrivée au pouvoir de Mahmoud Ahmadinejad. Trois ans plus tôt, le monde a découvert l’existence d’un programme nucléaire iranien, un temps gelé, il reprendra après l‘élection d’Ahmadinejad, celui-ci refusant de céder aux injonctions du conseil de sécurité de l’ONU.

Entre 2006 et 2008, alors que les Etats-Unis durcissent les mesures déjà prises, c’est l’entrée en scène des résolutions de l’ONU et des restrictions commerciales imposées par l’Union européenne.

L‘économie iranienne commence à pâtir de ce régime de sanctions, mais le bras de fer se poursuit. En 2009, Ahmadinejad est réélu, non sans contestation. Il campe sur ses positions. Les sanctions se durcissent encore. Et cette fois, elles s‘étendent aux banques et aux avoirs des membres du gouvernement.

Du gel des avoirs, à de nouvelles sanctions commerciales, financières, bancaires, en passant par un embargo sur les armes et la confirmation de l’embargo sur le pétrole, tous les pans de l‘économie iranienne sont alors touchés.

Maintenant avec la levée des sanctions liées au programme nucléaire iranien, des responsables américains pensent que l’Iran pourrait rapidement toucher 50 milliards de dollars de ses recettes pétrolières, jusqu’ici bloqués dans des banques étrangères. Une manne qui devrait redonner du souffle à l‘économie iranienne.

Par contre, les Etats-Unis ont adopté de nouvelles sanctions pour protester contre le programme de missiles balistiques de l’Iran, cette fois-ci. Téhéran les a qualifiées “d’illégitimes”.

Elles concernent cinq ressortissants iraniens et un réseau d’entreprises basées aux Emirats arabes unis et en Chine, qui ont été ajoutée sur la liste noire financière américaine, selon le Trésor à Washington.

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