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Berlin : George Clooney à la rencontre de réfugiés

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Berlin : George Clooney à la rencontre de réfugiés

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George Clooney, star internationale mais aussi star engagée. Il était à Berlin en compagnie de son épouse Amal pour rencontrer des réfugiés

George Clooney, star internationale mais aussi star engagée. Il était à Berlin en compagnie de son épouse Amal pour rencontrer des réfugiés. Répondant ainsi à l’invitation de l’IRC, l’International Rescue Committee.

Voici ce qu’il leur a dit : “J’ai des origines irlandaises et en Amérique il y a 100 ans nous étions des réfugiés. Les Irlandais étaient très mal traités en Amérique pendant un moment et ils n‘étaient pas acceptés. Et l’Amérique a appris à les accepter. Notre pays est un pays d’immigrants et récemment on n’a pas fait un très bon travail de mémoire. Et le fait d‘être ici et de vous parler c’est important pour leur rappeler qui nous sommes et qui nous avons toujours été c’est à dire : vous.”

De son côté une Syrienne lui a raconté son calvaire : “Les bombardements étaient incroyables. Les tirs venaient des deux côtés. Je me suis assise dans un coin et j‘étais prête à mourir. Wissam et Judy mes deux enfants étaient secoués. Je les serrais fort et je leur disais que je ne voulais pas qu’ils meurent en ayant peur comme ça, la mort c’est la mort. Je leur ai dit que tout ce que je voulais c‘était de mourir d’une balle et de ne pas avoir la tête arrachée.”

Puis deux autres Syriens sont venus témoigner : “C‘était insupportable, l’enfer. Dès que nous allions devoir partir il allait falloir le faire rapidement. Il y avait des snipers. C‘était devenu impossible.”

“J’ai été arrêté pendant deux mois et 21 jours dans une prison politique et la dernière fois j’ai été torturé à l‘électricité. Je recevais des messages sur mon facebook ils disaient qu’ils allaient me couper la tête.”

A l’issue de la rencontre l’acteur américain est revenu sur l’impact qu’elle avait eu sur lui : “Nous nous considérons comme un monde civilisé, comme une nation qui veut en finir avec ces tragédies et on dit si on avait su on aurait fait quelque chose et
la réalité c’est que nous savons. On oublie que ce ne sont pas uniquement des gens qui fuient leur pays sans aucune raison. Ce sont des gens qui fuient à cause d’une incroyable tragédie. Ce sont des gens qui menaient une vie normale et leur monde a été détruit. Leur nombre est très important et c’est facile d’oublier ce nombre, mais c’est plus difficile d’oublier un enfant assis parterre et en train de pleurer en écoutant sa mère raconter les conditions dans lesquelles ils ont dû fuir. Elle avait pris sa fille dans ses bras en lui disant je veux mourir par balle parce que ce sera plus rapide.”