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Expulsions de migrants : la Grèce veut montrer qu'elle applique l'accord


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Expulsions de migrants : la Grèce veut montrer qu'elle applique l'accord

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Les premières déportations se sont déroulées dans le calme au petit matin dans le port de Mythilène. Deux bateaux battant pavillon turc ont transporté une centaine de migrants. Mais à la même heure, ils étaient encore plus nombreux, plus de 170 selon les autorités grecques, à avoir fait le chemin inverse à bord de canots pneumatiques, preuve de l’efficacité pour l’instant très relative du caractère dissuasif de l’accord.



Fotoğraf: REUTERS/Giorgos Moutafis


“L’opération d’aujourd’hui s’est bien déroulée. C‘était très calme. Les migrants sont montés à bord des bus avec leurs officiers d’escorte.Ils sont venus ici, ont récupéré leurs bagages et avec leurs officiers d’escorte, sont montés à bord des ferries. Il n’y pas eu d’incident”, affirme la porte-parole de Frontex, Ewa Moncure.

Quelques dizaines de militants ont dénoncé ces expulsions dans le port de Mythilène. Ils dénoncent un accord sale, pour l’argent, et se demandent notamment si la Turquie offre les garanties nécessaires pour garantir les droits des réfugiés.

“Ce n’est pas un accord du tout, ce n’est pas une solution !”, s‘énerve l’une d’entre eux. “Enfin…tout est une question d’argent. Je suis ici avec mon coeur, je me soucie des gens et nous devrions nous soucier de tous les gens vulnérables dans ce monde. C’est pour cela que je suis là”, conclue-t-elle.



Fotoğraf: REUTERS/Giorgos Moutafis


“La Turquie n’est pas un pays sûr” peut-on lire sur une pancarte. Amnesty International a récemment dénoncé Ankara de renvoyer des réfugiés syriens dans leur pays.

“Les premières déportations de migrants sont très importantes du côté grec. Athènes veut montrer à la communauté internationale qu’elle applique l’accord avec la Turquie. Mais avec 52 000 réfugiés pris au piège et des frontières fermées, le gouvernement essaye aussi de calmer et rassurer les Grecs, qui ont peur que la situation devienne rapidement incontrôlable”, explique notre envoyé spécial sur l‘île de Lesbos, Apostolos Staikos.

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