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L'économie de l'humanitaire fait salon à Istanbul

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L'économie de l'humanitaire fait salon à Istanbul

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Le tout premier sommet humanitaire mondial se tenait cette semaine à Istanbul en Turquie.

Si beaucoup de leaders politiques ont boudé l‘événement, les entreprises liées au secteur étaient au rendez-vous dans un salon dédié, de même que notre correspondant Bora Bayraktar. “La plus grande crise humanitaire depuis la seconde guerre mondiale a aussi un versant économique. D’où ce salon au sommet humanitaire mondial. Objectif : permettre aux ONG et aux entreprises qui produisent ce dont les réfugiés ont besoin, d‘échanger,“ explique-t-il.

Alors que les financements sont de loin insuffisants, l’idée de rendre aux réfugiés leur autonomie alimentaire est en train de germer. Ainsi l’ONG Lemon Tree Trust leur distribue des plants à cultiver. “La sécurité alimentaire doit aller au-delà de la distribution de nourriture aux réfugiés. Il faut leur donner les moyens de produire leur propre nourriture,“ martèle le docteur Mikey Tomkins.

L’ONG Small Projects Istanbul vise quant à elle l’autonomie par le travail, notamment celui des femmes. L’idée est de les sortir de leur isolement tout en leur permettant de générer un revenu. “Nous avons monté ce collectif artisanal. Les femmes peuvent se rendre dans notre centre communautaire et fabriquer des sacs à main, des bijoux, divers accessoires. Nous les vendons et l’argent va directement aux femmes,“ détaille Anna Tuson.

En quatorze ans, les financements de l’humanitaire ont été multipliés par dix, à 28 milliards d’euros. 125 millions de personnes en dépendent, pour moitié des déplacés. Les Nations-Unies espèrent récolter 36 milliards d’euros cette année, loin des 220 milliards nécessaires à la couverture des besoins.

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