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L’arsenal militaire américain contrôlé avec des disquettes

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L’arsenal militaire américain contrôlé avec des disquettes

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Selon le Time, un rapport du gouvernement américain révèle que le système d’armes nucléaires des Etats-Unis est toujours sous le contrôle d’une technologie des années 70.

Le Pentagone ainsi que d’autres ministères utilisent encore aujourd’hui des disquettes, ancêtres du CD, pour coordonner les données high-tech comme les missiles balistiques intercontinentaux. Et pas n’importe quelle disquette : la toute première, de 8 pouces. Elle peut stocker à peu près 1 mégaoctet. En comparaison, les clés USB en vente aujourd’hui font au minimum 1 gigaoctet.

Cela voudrait dire que si aujourd’hui Barack Obama décidait de déclarer une guerre atomique, il n’appuierait pas sur un gros bouton rouge, mais il insérerait une disquette dans un ordinateur vieux de 53 ans : l’IBM Series-1.

Pour expliquer cela, rien de plus simple selon Valérie Henderson, porte-parole du Pentagone : “ce système est toujours en service parce qu’il fonctionne toujours“. Cet outil coûte pourtant 54 milliards de dollars d’entretien par an.
Si ce dispositif marche, le gouvernement a cependant bien compris le risque de travailler avec des outils aussi obsolètes. La porte-parole du Pentagone explique aussi que “pour faire face à l’obsolescence des outils, nous avons prévu de remplacer les lecteurs de disquettes par des appareils numériques sécurisés à la fin de l’année 2017“. Le Pentagone devrait donc, d’ici 2020, avoir un tout nouveau système numérique.

Le Pentagone n’est pas le seul organisme américain à être resté dans le passé. Le Trésor américain utilise un système de codage des années 50.

Des exemples de retour dans le passé ailleurs dans le monde

En Allemagne, les ventes de machines à écrire ont considérablement augmenté, en réaction aux affaires d’espionnage de la NSA. Patrick Sensburg, le chef de l’enquête parlementaire du Bundestag sur l’espionnage de la NSA, a expliqué à la télé allemande que même le gouvernement allemand devrait songer à passer à des méthodes plus anciennes pour éviter l’espionnage. En Russie, l’idée est même devenue concrète depuis l’affaire Snowden selon le professeur Roy Cormac de l’université de Nottingham.

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