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Cinema Box spécial Cannes : nos films préférés...

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Cinema Box spécial Cannes : nos films préférés...

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Alors que les paillettes ont brillé sur la Croisette, arrêtons-nous sur quelques perles glanées au Festival international du Film de Cannes.

Commençons par un huis clos haletant parfaitement orchestré par Mohamed Diab, le cinéaste égyptien engagé politiquement, à qui l’on doit aussi “Les femmes du bus 678”, en 2010.

“Clash”, présenté en ouverture de la sélection Un Certain Regard, se déroule lors des violents évènements de l‘été 2013 au Caire. Il nous fait vivre un trajet étouffant dans un bus de la police, dans lequel des manifestants pro et anti-Frères Musulmans sont regroupés.

La performance des acteurs, les prises de vue, les images forment une expérience cinématographique convaincante.

L’auteur franco-américain Jonathan Littell ne se contente pas d’avoir gagné le prestigieux Prix Goncourt, il s’est lancé dans la réalisation de documentaires. Présenté pour la première fois lors d’une projection spéciale à Cannes, “Wrong Elements” pose un regard sur la vie d’anciens enfants soldats en Ouganda.

De jeunes adultes qui, quand ils étaient enfants, furent endoctrinés dans une culture de meurtres, et qui sont passés du statut de victimes à celui de coupables.

La force du film réside dans sa manière de donner la parole à ces survivants sans interférer.

Pendant ce Festival, qui n’a pas reculé devant l’excès de violence et même le cannibalisme, le film de Maren Ade, “Toni Erdmann” offre une dose appréciable de rire et de réalisme comique.

Il raconte l’hisoire de Winifred, un enseignant allemand divorcé, qui aime l’humour farfelu et qui décide d‘égayer la vie de sa fille bourreau de travail, par une visite surprise à sa fille en Roumanie.

Larmes de joie ou de tristesse garanties.

Terminons ce tour d’horizon de nos pépites du Festival de Cannes avec l’excellent film du maître coréen Park Chan Wook, “Mademoiselle”, une romance historique épicée d‘érotisme lesbien, d’humour et d’horreur.

Adaptée du roman à succès de Sarah Water, “Fingersmith”, et transférée dans le Japon des années 30, il raconte l’histoire d’une jeune Coréenne arrachée à la pauvreté et manipulée par un jeune-homme malhonnête.

Du même réalisateur que le fim culte “Olboy”, “Mademoiselle” est un tryptique ambitieux et divertissant où l’amour est roi mais règne là où on ne l’attendait pas.

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