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Antonio Conte : "Nous voulons que nos adversaires nous craignent"

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Antonio Conte : "Nous voulons que nos adversaires nous craignent"

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Le coup d’envoi de l’Euro-2016 sera donné ce vendredi avec le match d’ouverture entre la France et la Roumanie. De son côté, l’Italie fera son entrée dans le tournoi lundi prochain à Lyon face à la Belgique. Euronews a rencontré le sélectionneur de la Nazionale Antonio Conte qui rêve d’un deuxième sacre européen pour son pays après celui de 1968, mais qui refuse d’enfiler le costume de favori et regrette que la relève tarde à pointer le bout de ses crampons.

Antonio Conte : Disons que nous avons une histoire très importante dans ce sport. L’Italie a toujours été considérée comme un très grand pays de football, que ce soit au niveau de ses clubs ou de l‘équipe nationale. Mais en ce moment, nous sommes dans une période difficile.

Regardez la proportion d’Italiens qui jouent dans nos clubs de série A. Ils ne sont que 34 % contre 66 % pour les joueurs étrangers. Donc, vous pouvez comprendre que j’ai du mal à trouver et à choisir des joueurs pour la sélection. C’est un moment délicat, il n’y a pas beaucoup de nouveaux talents italiens. On peut avancer beaucoup d’explications, mais la chose la plus importante, c’est de trouver une solution pour que notre pays soit de nouveau compétitif et fasse émerger de grands joueurs comme par le passé.

Pour cet Euro, je ne veux pas parler de l’objectif minimum à atteindre pour l’Italie. Bien sûr, il y a d’autres équipes qui ont plus d’atouts que nous et qui peuvent être considérées comme les favorites. Et puis il y a d’autres équipes qui peuvent être considérées comme des outsiders. Nous n’avons pas eu de chance, car nous avons perdu deux joueurs importants sur blessure, Verratti et Marchisio. Nous savons qu’il nous faut travailler dur pour essayer d‘être la surprise du tournoi.

A mon avis, il y a quatre ou cinq équipes qui sont favorites pour gagner le trophée. La France est l’une d’elles, parce qu’elle a de jeunes joueurs qui jouent tous dans les plus grands clubs européens et que c’est le pays organisateur. A chaque fois que les Français ont accueilli ce genre de compétitions, ils ont gagné. C’est arrivé en 1998 lors de la Coupe du monde et en 1984 lors du championnat d’Europe. Je dirais aussi les Allemands, car ils sont champions du monde, la Belgique, qui est deuxième du classement FIFA, et l’Espagne. Personnellement, j’aime bien aussi l’Angleterre et le Portugal.

Ils nous faut penser match après match. Nous sommes dans l’un des groupes les plus difficiles avec la Belgique, la Suède et la République d’Irlande et je m’attends à des matches très serrés. Je veux seulement penser à la prochaine rencontre, atteindre le tour suivant et voir après qui sera notre adversaire.

Quand les gens parlent de l‘équipe nationale italienne, je pense qu’ils nous respectent pour notre histoire, mais nous voulons aussi que nos adversaires nous craignent pour nos performances sur le terrain et pas seulement pour ce que nous avons fait par le passé.

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