DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Glyphosate, perturbateurs endocriniens : faut-il avoir peur ?

insiders

Glyphosate, perturbateurs endocriniens : faut-il avoir peur ?

En partenariat avec

Que vous soyez producteur de fruits et légumes ou simplement amateur de jardin publics ou de bière, vous avez très certainement été exposés à des pesticides à base de glyphosate, les herbicides les plus courants en Europe. Le problème, c’est que d’après certains scientifiques, ils présentent un risque probable de cancer. Mais il y en a d’autres qui excluent totalement cette possibilité. Après des années à se demander s’il fallait ou non continuer à autoriser le glyphosate, la Commission européenne a décidé le 29 juin… de ne pas décider avant fin 2017. Elle indique que d’autres tests doivent être menés. Ce qui pose la question des réels enjeux derrière la production du glyphosate.

Pour faire le point sur cette polémique, notre reporter Hans von der Brelie a constaté en Allemagne où les herbicides à base de glyphosate sont très utilisés, à quel point les pro- et anti-glyphosate étaient irréconciliables. Une bataille de la science et de l’opinion se joue.

En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) financé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a “classé le glyphosate parmi les “cancérogènes probables” pour l’homme”:http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/03/25/le-desherbant-roundup-classe-cancerogene_4600906_3244.html#IgQf7G1FAUs8V93L.99. Pour y voir plus clair dans la polémique autour de cette substance, nous avons interviewé Kurt Straif, scientifique principal au CIRC à Lyon. “Notre évaluation a (…) été faite par les meilleurs spécialistes au monde sur cette question qui de plus, n’ont pas de conflit d’intérêt qui pourrait influencer leur jugement.” Concernant des révélations sur certains experts de la FAO et de l’OMS à l’origine d’un avis positif sur le glyphosate qui auraient touché des fonds de Monsanto, le scientifique répond : “C’est un sujet important qui mérite une enquête poussée.”

Autre famille de produits qui pose question : les cosmétiques. En début d’année, une association française de consommateurs a révélé que plus de 200 produits de ce type pouvaient être dangereux pour le foie et le système hormonal et le pire, c’est que ces mêmes substances chimiques peuvent aussi être présentes dans les produits pour bébés. Comment s’y retrouver ? Serge Rombi a enquêté en France. Tandis que des associations de consommateurs mettent en accusation les fabricants de cosmétiques, ces derniers assurent eux leurs produits font l’objet des contrôles les plus approfondis et ne présentent aucun danger. En tout cas, certains professionnels préfèrent s’orienter sur des solutions alternatives.

Prochain article