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Le Soudan du Sud et l'abîme de la guerre civile

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Le Soudan du Sud et l'abîme de la guerre civile

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Le Soudan du Sud est-il en train de replonger dans la guerre civile, cinq ans après son indépendance ? Les indicateurs le laissent penser.

Les appels à la fin des violences se multiplient donc de toutes parts.

Au moins 270 morts

Des affrontements ont lieu depuis jeudi à Juba et autour de la capitale entre les forces gouvernementales et les ex-rebelles. Ils ont déjà fait plus de 270 morts.

Des milliers de civils fuient les combats pour se réfugier dans les camps de l’Onu.

Ce dimanche, le Conseil de sécurité des Nations Unies a sollicité l’aide des pays de la région en leur demandant notamment de fournir des Casques bleus supplémentaires dans les rangs de la Minuss. Un Casque bleu chinois a d’ailleurs été tué et plusieurs autres blessés ces derniers jours.

L'affrontement incarné par Salva Kiir et Riek Machar

Le plus jeune pays du monde se déchire, à l’instar de ces deux hommes : le président Salva Kiir et l’ex-chef rebelle Riek Machar, vice-président du pays.

Les deux camps s’accusent mutuellement du déclenchement des violences.

Fragile accord de paix

Ils ont signé un accord de paix et de partage du pouvoir en août 2015, après deux années de guerre. Un accord fragile qui pourrait voler en éclat si les combats ne cessent pas rapidement.

Les Etats-Unis ont ordonné le retrait de tout leur personnel non-essentiel de leur ambassade. La compagnie Kenya Airways a elle suspendu tous ses vols pour Juba.

Human Rights Watch met en cause l'ONU

Le Kenya et le Soudan ont appelé à mettre fin aux combats. Les ministres des Affaires étrangères de l’organisation régionale des pays d’Afrique de l’Est (Igad) doivent se réunir en urgence lundi à Nairobi.

L’organisation humanitaire Human Rights Watch a, elle, sévèrement critiqué l’attitude du Conseil de sécurité de l’ONU dans la crise au Soudan du Sud.

“Pendant trop longtemps, le Conseil de sécurité s’est reposé sur la bonne volonté des dirigeants du Soudan du Sud” et “a brandi des menaces vides d’embargo sur les armes et de sanctions individuelles”, a déclaré dimanche dans un communiqué Akshaya Kumar, directeur adjoint de HRW pour l’ONU. “Les événements de cette fin de semaine confirment que cette stratégie perdante a échoué”, relève-t-il.

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