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La tension ne retombe pas en Turquie

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La tension ne retombe pas en Turquie

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En Turquie, trois jours après la tentative de coup d’Etat, la tension n’est pas retombée. Ce lundi matin, un homme a ouvert le feu devant le palais de justice d’Ankara où plusieurs généraux putschistes sont actuellement interrogés. Il a été tué.

Plus tôt dans la matinée, des unités de la police antiterroriste ont effectué une descente à la prestigieuse académie de l’armée de l’air d’Istanbul à la recherche de mutins. Depuis vendredi soir, la purge voulue par Ankara se poursuit. Plus de 7500 suspects ont été arrêtés et placés en garde à vue. Dont plus de 6000 militaires et près de 800 magistrats.

Depuis son exil aux Etats-Unis, le prédicateur musulman Fethullah Gülen, accusé par Ankara d’avoir fomenté le putsch avorté a dénoncé une manipulation : “La situation d’ensemble démontre des signes d’un coup d’Etat mis en scène ou d’un canular. Si ça avait été un vrai coup d’Etat, les principaux dirigeants politiques auraient été arrêtés mais ils n’ont pas été touchés. Ils n’ont pas été poursuivis. Des bâtiments vides ont été bombardés, les gens ont tirés sur des civils innocents, des chars ont été positionnés dans plusieurs endroits et ils n’ont rien fait. Quand vous regardez ça, vous voyez que ça n’est pas l’image d’un vrai coup d’Etat.

Le gouvernement turc a demandé à Washington son extradition. Mais le secrétaire d’Etat américain en visite à Bruxelles a déclaré qu’aucune demande n’avait été transmise par voie officielle. John Kerry a ajouté que le régime turc devrait présenter “des preuves, pas des allégations” contre l’opposant de 75 ans qui vit reclus dans le nord-est des Etats-Unis depuis 1999.

La tentative de putsch aurait coûté la vie à au moins 308 personnes et fait plus de 1400 blessés.

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