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Pakistan : choc et colère après l'attaque d'un hôpital qui a fait 70 morts

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Pakistan : choc et colère après l'attaque d'un hôpital qui a fait 70 morts

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De nombreux avocats à travers le Pakistan ont décidé de ne pas participer aux audiences pour protester contre l’attentat suicide qui a tué hier 70 personnes dans un hôpital de Quetta, au sud-ouest du pays.

Leur profession a été durement touchée. L’attaque est survenue au moment où environ 200 personnes, en grande partie avocats et journalistes, étaient venues se recueillir sur la dépouille du bâtonnier de la province du Baloutchistan, assassiné quelques heures plus tôt.

L’attentat perpétré à Quetta est le plus meurtrier, cette année, après le carnage dans un parc pour enfants qui avait fait 75 morts en avril à Lahore.
Il a été revendiqué par une faction talibane, Jammat-ul-Ahrar (JuA), puis par le groupe Etat islamique (EI).

“La cible est très claire, il s’agit de déstabiliser le Pakistan, de déstabiliser l’activité économique et les autorités politiques dans les provinces”, explique Imtiaz Gue, directeur du Centre de recherche et d‘étude sur la sécurité.

Au choc engendré par l’attaque d’un hôpital, se mêle aussi la colère contre le gouvernement du Premier ministre Nawaz Sharif.

“C’est à cause de l’incompétence du gouvernement qu’il y a eu cette attaque à Quetta, estime un résident de Quetta. Il y a eu beaucoup d’autres incidents comme celui-là, avant… Nos frères chiites ont été attaqués. Je suis chiite moi-même. Cet incident important est arrivé parce que le gouvernement n’a pas cherché à prévenir, à prendre des mesures.”

Le Premier ministre Nawaz Sharif, a appelé les forces de sécurité à “décimer ces terroristes”.

Le Baloutchistan, situé à la frontière de l’Iran et de l’Afghanistan, est miné par des violences confessionnelles entre sunnites et chiites, des attaques islamistes et une insurrection séparatiste.

Avec AFP

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