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Sydney Fifties fair: un voyage dans les années 1950

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Sydney Fifties fair: un voyage dans les années 1950

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Les participantes sont moulées dans des vêtements qui soulignent les courbes, en contrebas d’une bâtisse aux lignes épurées. Pour cette 21ème édition, le festival Sydney Fifties Fair a réuni près de 2000 personnes, la semaine dernière, dans la capitale australienne. Un voyage dans le temps pour se replonger dans l‘époque d’Elvis et du Rockabilly, mais qui se veut avant tout un hommage au style de l‘époque, selon Tara Moss. “Un nostalgique qui veut reconstituer les choses souhaiterait par exemple revivre dans les années 1950”, explique l’ancien mannequin et romancière, “et que tout soit comme à cette époque, en pensant que c‘était mieux avant. Alors qu’un nostalgique comme moi veut simplement en refléter le style. Je ne vois pas cette époque de manière angélique, en ce qui concerne la politique ou des problèmes sociaux, mais je n’en retire que ce que j’apprécie”.
Le festival s’est tenu dans une maison conçue par l’architecte australien Harry Seidler, baptisée du nom de sa mère, Rose Seidler. Une demeure devenue emblématique de cette période, qui avait pourtant créé la polémique au moment de sa création.

“Cette maison comporte des meubles et des accessoires qui datent de l‘époque de sa construction, entre 1948 et 1950”, souligne Jo Nicholls, conservatrice des lieux. “La collection de chaises Eames fait partie de mes pièces préférées. Harry Seidler les avait achetées à New-York avant de revenir ici pour concevoir cette maison pour ses parents, Max et Rose”.
La propriété est désormais gérée par la société des musées vivants de Sydney. L’ensemble se trouve en parfait état de conservation, pour permettre au public d’apprécier cet écrin du design et de l’architecture moderne. Et certains amateurs érigent même ce style en art de vivre.
“J’aime toutes ces couleurs et cette féminité”, indique Jane Aulsebrook, participante du festival et professeure des écoles. “Les femmes ressemblaient vraiment à des femmes, et j’avoue que j’adore les jupons. Je ne m’en sépare jamais, j’en porte avec des talons hauts tous les jours pour aller enseigner”.
Le succès du festival ne se dément pas, puisque d’autres villes d’Australie organisent désormais leur propre hommage aux années 1950.

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