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De Sangatte à Calais, l'impossible contrôle des flux migratoires

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De Sangatte à Calais, l'impossible contrôle des flux migratoires

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La “jungle” de Calais au coeur des discussions entre les ministres français et britanniques de l’Intérieur, mais plus généralement au coeur d’une problématique bien plus ancienne entre les deux pays.
La jungle, comme on la surnomme, ce camp de réfugiés à Calais est en train d’imploser. Le seuil des 10 000 migrants y serait atteint en septembre.

La plupart d’entre eux, n’ont qu’un rêve: rejoindre la Grande-Bretagne, c’est pour cette raison qu’ils arrivent ici, aux portes de l’eldorado. Mais les portes sont côté français. Dès le mois de mars dernier, avant même le vote sur le Brexit, le président français François Hollande mettait en garde :

“Il y aura des conséquences si le Royaume Uni quitte l’Union européenne. Il y aura des conséquences dans beaucoup de domaines, y compris sur la question des personnes.”

Ce jour-là les deux dirigeants avaient abordé la question de Calais.
Tout remonte à 2002. A l‘époque, la jungle n’existe pas, c’est le camp de Sangatte qui accueille les réfugiés près de Calais. Un camp construit par la Croix-Rouge en 1999, aux capacités d’accueil limitées à 200 personnes, mais qui est rapidement submergé par des Iraniens, des Irakiens, des Kurdes, des Kosovars, des Afghans, et devient ingérable.

En 2002, sous la pression de son homologue britannique David Blunkett, le ministre français de l’Intérieur de l‘époque, Nicolas Sarkozy décide la fermeture définitive du camp. Elle sera effective en décembre. Sangatte est fermé, mais le problème reste entier. Les réfugiés continuent d’affluer à Calais.

En février 2003, les deux mêmes ministres signent l’accord du Touquet. Il prévoit entre autre qu’afin de mieux contrôler les flux migratoires et l’immigration clandestine, en direction d’un pays ne faisant pas partie de Schengen, la frontière franco-britannique soit placée à Calais, soit en France.
C’est ici que sont controlés les candidats au voyage pour le Royaume Uni, et recalés si besoin, et non pas à Douvres. Personne n’avait alors prévu qu’ils seraient si nombreux.

Aujourd’hui, certains politiques français, candidats ou non à la présidentielle, dénoncent ces accords et veulent déplacer la frontière à Douvres. Objectif : que la Grande-Bretagne gère elle-même ces demandeurs d’asile, et ce flux incessant de réfugiés.

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