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Gabon: Jean Ping réclame la victoire

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Gabon: Jean Ping réclame la victoire

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Les rues sont désertes, seuls les effectifs de la police circulent dans ce quartier de Libreville. Après une nuit de jeudi marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, la journée a été calme. Pourtant la confusion règne toujours à la tête du pays. Jean Ping s’est à nouveau proclamé président élu. Prenant la parole depuis son domicile de Libreville, le grand rival d’Ali Bongo, réclame un recomptage des voix, bureau de vote par bureau de vote. Rappelant que cette solution est aussi préconisé par l’ONU, l’Union africaine ou la France. Côté Bongo, hors de question d’effectuer un recomptage, arguant que la loi électorale ne le prévoit pas. C‘était la première fois que le leader d’opposition s’exprimait depuis la proclamation par Ali Bongo de sa victoire. Etaient présents avec lui, 27 de ses soutiens libérés quelques heures auparavant. Ils étaient retenus depuis jeudi par les forces de l’ordre au QG de Jean Ping.
Dans tout le pays, la tension était extrême: la nuit dernière à Libreville, deux hommes ont été tués par balles dans le quartier de Nzeng Ayong, lors d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, selon deux journalistes de l’AFP.
“Ils ont trouvé mon fils devant la porte, sur la route. Une voiture noire est arrivée. Ils ont baissé la vitre, ils étaient deux, ils ont tiré deux coups”, a déclaré la mère de l’un d’entre eux à l’AFPTV.Ces deux décès portent à cinq le nombre de victimes recensées depuis le début des troubles mercredi après-midi, juste après l’annonce de la réélection contestée d’Ali Bongo.
Les affrontements ont fait trois blessés parmi les forces de l’ordre et “entre trois et cinq morts” parmi les manifestants, a reconnu vendredi soir le porte-parole du gouvernement gabonais, Alain-Claude Bilie-By-Nze, de passage à Paris. Par ailleurs, entre 800 et 1.100 personnes ont été interpellées dans l’ensemble du pays.
La situation est aussi tendue dans les PK, les quartiers périphériques qui s‘étendent le long de l’unique route nationale reliant Libreville au reste du pays.
“On a entendu des coups de feu toute la nuit. Les stations-service sont fermées, gardées par des militaires. Devant une boulangerie, des militaires assurent la sécurité pour qu’on ait un peu de pain”, a détaillé à l’AFP Nicolas, un menuisier de la périphérie de la capitale.
La pénurie de pain menace à Libreville et dans les autres villes du pays, tout comme celle de produits frais, les transports étant paralysés. Une situation aggravée par les pillages massifs de commerces.
Depuis mercredi soir, plusieurs villes de province comme Oyem, Port-Gentil ou Bitam, ont elles aussi connu des troubles, notamment dans le nord, proche du Cameroun, où la situation est “particulièrement tendue”, selon une source sécuritaire..

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