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L'Afghanistan, la fabrique à réfugiés

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L'Afghanistan, la fabrique à réfugiés

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Dans ce nouveau numéro d’Insiders, Sophie Claudet rouvre le dossier afghan et s’intéresse à ces centaines de milliers de réfugiés qui continuent à fuir leur pays.

Cela fait plus de 30 ans que l’Afghanistan est ravagé par les conflits. Entre 2001 et 2014, la coalition menée par les Etats-Unis a combattu les talibans et Al Qaida sans parvenir à ramener complètement la paix et la stabilité. Depuis, la situation demeure extrêmement instable.

Conséquence de ce nouvel embrasement de la région : le nombre de réfugiés a quadruplé ces derniers mois. 200 000 ont transité par l’Europe en 2015, 40 000 depuis le début de l’année.

La plupart des candidats à l’exil frappent à la porte de l’Europe, mais beaucoup ont également pris la route du Pakistan et de l’Iran.

Mais l’Iran est aussi montrée du doigt : les Afghans, surtout les hommes subiraient des pressions pour s’engager en Syrie aux côtés des forces iraniennes pour combattre Daesh.

Problème supplémentaire pour les réfugiés originaires d’Afghanistan : comme leur nation n’est plus considérée comme un pays en guerre, très peu d’entre eux obtiennent l’asile. Beaucoup croupissent dans des camps de réfugiés en Grèce ou… dans la jungle de Calais. Faute d’un meilleur avenir, d’autres décident finalement de rentrer au pays.

Sur le plateau d’Insiders, ces retours “volontaires”, sont dénoncés par Jean-François Corty de Médecins du monde. Ce dernier explique que ce sont les conditions de vie pitoyables dans les camps de réfugiés qui les conduisent à envisager un retour par défaut.

Eugenio Ambrosi, de l’Organisation internationale pour les migrations, est le second invité de Sophie Claudet. Il reconnaît qu’il existe effectivement une différenciation dans le traitement des dossiers des réfugiés. Les Syriens étant clairement privilégiés. Mais avant d’organiser un retour d’une famille afghane au pays, Eugenio Ambrosi assure que toutes les précautions ont été prises en terme de sécurité.

A voir aussi dans ce numéro d’Insders, le reportage de Sandra Calligaro à Kaboul : elle a rencontré d’anciens traducteurs de l’armée française aujourdhui accusés de trahison par les talibans.

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