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Vers une éducation civique digitale après le suicide de Tiziana ?

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Vers une éducation civique digitale après le suicide de Tiziana ?

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L’Italie est en plein débat après l‘épisode tragique du suicide d’une jeune femme de 31 ans dans la banlieue de Naples, qui depuis un an se battait pour faire disparaître une sextape d’internet… 20 000 euros de frais de justice, un changement de nom, de travail, de région n’ont pas suffi.

Tiziana Cantone n’avait pas imaginé que son ex-petit ami allait diffuser sur facebook, twitter et whatsapp la vidéo de ses ébats avec son nouveau compagnon, une vidéo qu’elle lui aurait envoyée pour le rendre jaloux. Devenue virale, la vidéo lui avait valu insultes, parodies et moqueries…

Nous avons interrogé Antonello Soro, président de l’Autorité italienne de protection des données sur le droit à l’oubli sur internet et son utilisation :

“Je pense que nous devons accélérer le processus de retrait des vidéos et des messages dangereux d’un site web. L’autorité a le pouvoir de bloquer les vidéos offensantes, de les retirer rapidement d’un réseau social. Mais la vraie difficulté est de bloquer ces vidéos ou messages à travers toute la toile.

Nous devons investir dans l‘éducation digitale, dans l‘éducation civique digitale. Nous devons faire en sorte que tout le monde comprenne que la dimension digitale est réelle, c’est la réalité. C’est pourquoi nous devons investir dans cette éducation dès l‘école primaire. Nos enfants doivent apprendre à utiliser les réseaux sociaux et connaître les risques qu’impliquent internet, comme ils doivent apprendre une langue étrangère.”

Mais de quelle manière l’Autorité de protection des données coopère-t-elle avec les réseaux sociaux ? Réponse :

“Les autorités italiennes, comme les autorités européennes, sont en contact permanent avec les fournisseurs de ces plateformes sociales. Les rapports, auparavant, étaient plutôt difficiles, parce qu’ils avaient du mal à reconnaître la juridiction des autorités européennes. Aujourd’hui, on peut dire que nous avons fait des progrès.

Nous ne pouvons pas blâmer l’outil qu’est le web pour sa violence. Nous devrions blâmer les gens qui l’utilisent sans se rendre compte du mal qu’ils font.”

A l’entendre, il s’avérerait donc indispensable et urgent de voir naître une éducation civique digitale.

Les médias aussi ont une part de responsabilité dans la propagation de ces “buzz” et quelques internautes l’ont amèrement souligné aujourd’hui. Certains médias italiens ont d’ailleurs fait leur mea culpa.

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