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Chute de la livre : les gagnants et les perdants

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Le FTSE 100 a inscrit en séance un niveau record ce mardi, dopé par la chute de la livre sterling contre le dollar et l’euro.

Il faut dire que plus des deux tiers des sociétés qui composent l’indice de référence londonien exportent. Une livre faible leur confère donc un avantage compétitif.

Mais pour les entreprises importatrices, le scénario est tout autre.”Si vous êtes dans le secteur manufacturier et que vous devez commander des pièces détachées à l‘étranger, alors, la faiblesse de la livre est un problème énorme,“ explique Jeremy Batstone-Carr, analyste de marché indépendant.

Inflation importée

Alors que les analystes s’attendent à ce que la descente aux enfers de la livre se poursuive, de nombreuses entreprises envisagent de compenser l’effet de change négatif par des hausses de prix.

Au final, c’est le consommateur britannique qui en fera les frais. Daniel Vernazza,
économiste spécialiste de la Grande-Bretagne chez UniCredit à Londres, estime que “le consommateur ne sera affecté qu’au bout d’un certain temps, et ce, de deux manières. Les prix vont augmenter du fait du renchérissement des importations, conséquence directe d’une livre plus faible. Et deuxièmement, il y aura une baisse de la confiance.

L’inflation importée conjuguée à une crise de confiance menace d’entamer à terme la consommation, notamment dans le secteur des services, moteur de l‘économie britannique.

Vacances au pays

Et si l’industrie britannique du tourisme se frotte les mains dans l’espoir de voir affluer des hordes de vacanciers américains et européens, les Britanniques devront prévoir un plus gros budget s’ils souhaitent séjourner en zone euro ou aux Etats-Unis.

Pour Mervyn King, ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre et partisan du Brexit,il ne faut pas dramatiser. “Pendant la campagne référendaire, quelqu’un a dit que le vrai danger du Brexit était une hausse des taux d’intérêt, une chute des prix de l’immobilier et des taux de change. Et je me suis dit : impossible ! On y travaille en vain depuis trois ans. Et voilà qu’on a une chance d’y parvenir !“ s’amuse-t-il.

Un idéal théorique qui risque de susciter la grogne de nombreux Britanniques.

Avec Reuters

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