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Les messageries du net ne sont pas vraiment privées

Amnesty international estime que les messageries internet n’offrent pas une sécurité suffisante pour protéger vie privée de leurs clients.

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Les messageries du net ne sont pas vraiment privées

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Amnesty international estime que les messageries internet n’offrent pas une sécurité suffisante pour protéger vie privée de leurs clients.

Selon le classement de l’ONG, Facebook Messenger et Snapchat arrivent en tête des applications les mieux protégées, Snapchat et Skype sont les moins bien notées.

Pour le responsable des questions relatives à la Technologie d’Amnesty International, la protection de la sphère est fondamentale.

Sherif Elsayed-Ali, responsable Technologies d’Amnesty international : “La vie privée fait partie des droits de l’homme fondamentaux. Quand des gens envoient des messages à leurs amis, à leurs proches, à leurs familles, ils tiennent à ce que cela reste privé. Ils ne veulent pas que des sociétés puissent les lire.

Pour Amnesty International, seul un cryptage de bout de bout permet de protéger véritablement une communication.

Selon l’ONG, le partage des données personnelles et des photos est particulièrement vulnérable et “des militants du monde entier comptent sur le chiffrement pour se protéger de l’espionnage des autorités.”

Sherif Elsayed-Ali : “Ces sociétés peuvent faire des choses très simples pour protéger les messages, comme inclure un chiffrement fort signifiant que seuls l’expéditeur et le destinataire peuvent lire le message.”

Amnesty international reproche à la société Microsoft de ne pas avoir respecté ses engagements et de “continuer à utiliser un système de chiffrement faible” sur l’application Skype.

L’ONG estime également que Microsoft ne met pas suffisamment en garde ses clients sur les “menaces” qui pèsent sur leurs communications.

Sherif Elsayed-Ali : “Si on ne met pas en place un système de protection, comprenant un système fort de chiffrement, et bien dans vingt ans on se réveillera en réalisant que nous n’avons plus de vie privée.”

Amnesty international appelle par ailleurs toutes les entreprises du secteur des communications sur internet à “publier tous les détails des politiques et des pratiques” qu’elles mettent en place.