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En France, Halloween fait (un peu) de la résistance


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En France, Halloween fait (un peu) de la résistance

Hormis la ville de Limoges qui organise chaque année une véritable parade, la fièvre d’Halloween est retombée depuis bien longtemps en France. Il n’empêche, chaque année, nombreux sont les parents qui entretiennent auprès de leurs enfants cette tradition importée des Etats-Unis dans les années 1990.

A l’origine, une vraie fête celtique

Avant de s’exporter aux Etats-Unis via les migrants d’origine irlandaise et d’y devenir au XXème siècle un véritable succès commercial, Halloween était d’abord une commémoration druidique, d’origine celtique.
Elle se déroulait dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre (encore que les Celtes utilisaient un calendrier bien différent du nôtre, axé sur le calendrier lunaire).

Au départ,le nom de cette fête était Samain (ou Samhain en Ecosse, Samhuinn en Irlande, Sauin sur l‘île de Man, Samonios en Gaulois).

C’est au tournant du IXème siècle que serait apparue son nom actuel (“All Hallow’s even”, “la veille de tous les saints” en anglais.).

Une fête moins macabre qu’aujourd’hui?

Avec cette fête, les Celtes marquaient le passage de la nouvelle année qui coïncidait aussi avec le début de l’hiver. C‘était évidemment un jour très spécial où se mêlaient différentes croyances entre le monde des humains et celui les êtres surnaturels (elfes et autre fées).

Mais il semble que le caractère résolument macabre, accolé de nos jours à la fête d’Halloween, ne soit pas d’origine.
Cette marque de fabrique – l’ADN d’Halloween – est sans doute à l’origine de son échec en France car les Français entretiennent un plus grand tabou vis-à-vis de la mort. La cérémonie de la fête de tous les saints (Toussaint) étant de ce point de vue une commémoration nettement plus apaisée et apaisante que la fête d’Halloween “made in the USA”.

L’apparition des costumes

Selon la tradition, dans certaines régions d’Ecosse et d’Irlande, les Celtes anciens portaient des masques durant Halloween. Ils changeaient aussi de vêtements. Une façon pour eux de repousser, voire de confondre, l’esprit des morts qui auraient voulu s’imposer dans le monde des vivants.

Trick or Treat

Durant les cérémonies, les druides offraient également de la nourriture aux morts pour les apaiser ou honorer leur mémoire. C’est de cette pratique que viendrait la tradition actuelle qui veut que les enfants frappent à la porte des maisons en leur lançant le fameux “Trick or Treat” (un sort ou des bonbons).

Lorsque le catholicisme s’est répandu en Europe, l’Eglise s’est alors employée à éliminer certains de ces rites païens. Mais pas tous : en 837 de notre ère, le pape Grégoire IV décida ainsi de faire coïncider la fête des saint martyrs avec la fête de Samain et la renomma fête de tous les saints qui sera alors célébrée le 31 octobre de chaque année.

Quant à la tradition du déguisement, elle s’est maintenue au fil des siècles. Au Moyen Age, il était fréquent de se vêtir en saint ou en démon le 31 octobre. Les pauvres en profitaient alors pour mendier de la nourriture ou de l’argent en échange de prières.
Au XIXème siècle, on troqua certaines de ces prières… contre des blagues.

Quelques sources:

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