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Les combats ont repris ce mercredi à Alep, quelques heures seulement après le début de la trêve. Conclu sous la houlette de Moscou et Ankara, ce cessez-le-feu visait à éviter un ultime bain de sang dans l’ancienne capitale économique de la Syrie, en permettant aux civils de fuir les derniers quartiers toujours aux mains des rebelles.

L’armée syrienne est repassée à l’offensive dans l’espoir de contrôler totalement la partie Est de la ville. Il ne resterait aux groupes rebelles que 2,5 km carrés d’immeubles, d’après Moscou, allié indispensable de Bachar al-Assad dans cette bataille. La Russie accuse les rebelles d’avoir lancé les hostilités et forcé les forces du régime syrien à riposter.

La vingtaine de bus qui était censée évacuer les civils sous le contrôle du régime syrien, a été filmée en train de quitter la zone. Ces bus verts étaient vides. “On est revenu à la case départ“, a résumé Rami Abdel, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) à l’AFP.

Plusieurs milliers d’habitants ont fui les poches assiégées dans la nuit de mardi à mercredi, profitant du court silence des canons. Selon le Croissant-Rouge turc, un millier d’entre eux ont été enfermés dans un checkpoint tenu par des miliciens iraniens.

Alors que les températures sont négatives la nuit, des milliers de personnes sont toujours empêchées par certains groupes de quitter les zones de combat. Elles se réfugient dans les immeubles en ruines de leur quartier, dont la reprise par l’armée pourrait être fatale aux rêves de l’opposition en Syrie.