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L'aveu d'impuissance de l'Union européenne dans la crise syrienne

L'Union européenne reconnaît son manque d'efficacité diplomatique pour régler le conflit en Syrie, et accentue la pression sur la Russie.

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L'aveu d'impuissance de l'Union européenne dans la crise syrienne

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La crise à Alep et en Syrie s’est invitée à Bruxelles, au sommet européen, consacré aux préparatifs du Brexit.

L'Histoire jugera

Le maire d’Alep-Est s’est exprimé devant les 28, demandant “des actes et non des discours”.

Il a estimé que “l’Histoire prendrait note du silence international face aux crimes contre l’humanité [commis] en Syrie”.
D’après lui, 50 000 habitants restaient, ce jeudi, piégés à Alep.

Aveu d'impuissance de l'UE

Les Européens ont demandé “l’ouverture de couloirs humanitaires et la mise en place d’une supervision internationale neutre” dans le cadre des évacuations.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a reconnu le manque d’efficacité de l’Union européenne “face à la brutalité du régime syrien et de ses soutiens, notamment la Russie et l’Iran”.

“Nous ne sommes pas aussi efficaces que nous aimerions l‘être”, a admis Donald Tusk.

“Pour autant nous ne sommes pas indifférents à la souffrance du peuple syrien”, a dit le président du Conseil européen, avant de s’engager à exercer “une pression sur les acteurs du conflit en Syrie par tous les moyens diplomatiques disponibles”.

De la fermeté mais pas de sanctions contre Moscou

Theresa May ou François Hollande ont appelé à la fermeté contre le régime syrien et contre ses soutiens, sans pour autant décider de sanctions visant la Russie.

C’est “une option” qui n’est pas encore à l’ordre du jour, a indiqué le président français.
D’autant que la donne diplomatique pourrait changer d’ici peu.

_“Après un an de pourparlers sur la Syrie soutenus par les Etats-Unis et la Russie, la chute d’Alep vient mettre en lumière l‘échec de cet effort diplomatique.
Il ne reste que quelques semaines à l’administration Obama et à ses alliés pour négocier une solution. Dans un peu plus d’un mois, la Maison blanche aura un nouveau locataire, beaucoup plus amical avec Moscou que le président actuel”_, conclut James Franey du bureau d’euronews à Bruxelles.