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"Muslim ban" : s'engouffrer dans la brèche


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"Muslim ban" : s'engouffrer dans la brèche

Les frontières américaines sont donc rouvertes aux ressortissants d’Iran, d’Irak, de Libye, de Somalie, du Soudan, de Syrie et du Yémen, ainsi qu’aux réfugiés. Ils sont nombreux à profiter de ce moment de répit pour rentrer aux Etats-Unis, car ils savent que la porte pourrait se refermer rapidement.

“Je ne sais pas comment décrire ce que je ressens. Je suis vraiment très heureux. C’est un jour spécial, c’est une journée exceptionnelle, croyez-moi. Je suis très, très heureux, je ne m’attendais pas à ça”, dit Fuad Sharef, un Irakien, en arrivant à l’aéroport de Nashville (Tennessee).
Rouda, elle, est soulagée. Cette Américaine d’origine soudanaise était bloquée à la Mecque en Arabie Saoudite.

“J‘étais inquiète, mais mon mari m’a dit plusieurs fois que maintenant, c‘était résolu. Alors merci, les gars pour vos reportages et vos articles. Vous avez fait du bon travail !”, dit-elle.

À l’aéroport de San Francisco, une jeune adolescente de 12 ans a retrouvé ses proches, en larmes. La jeune Yéménite était bloquée avec son père à Djibouti depuis une semaine. Eman est la seule de la famille à ne pas encore posséder la nationalité américaine.

Comme elle, une quarantaine de ressortissants yéménites détenteurs de visas américains et qui étaient bloqués à Djibouti ont, eux, pris un vol pour New-York ce dimanche. De nombreuses compagnies aériennes acceptant désormais à nouveau les ressortissants des pays visés par le décret controversé.