Cet article n'est pas disponible depuis votre région

Le compte à rebours est lancé pour les Jeux de Pyeongchang

Access to the comments Discussion
Par Euronews
Le compte à rebours est lancé pour les Jeux de Pyeongchang

<p>Roulement de tambour en Corée du Sud : le compte à rebours des Jeux Olympiques est lancé.</p> <p>Les Jeux d’hiver de Pyeongchang auront lieu dans dans un an jour pour jour ce 9 février <strong>et pourtant le budget n’est toujours pas bouclé</strong>.</p> <p><strong>La Corée du Sud doit encore trouver 327 millions d’euros.</strong> </p> <p>L’organisation des JO-2018 a été rattrapée ces derniers mois par le retentissant <strong>scandale de corruption qui a entraîné la destitution de la présidente</strong>.</p> <p>Park Geun-hye est accusée de complicité avec sa confidente Choi Soon-sil, jugée pour avoir soutiré des dizaines de millions de dollars des conglomérats sud-coréens.</p> <p>Lee Hee-beom, lui, a succédé à la tête du <span class="caps">POCOG</span> au président de Korean Air Cho Yang-ho, qui a officiellement démissionné pour gérer la crise de sa filiale Hanjin Shipping.</p> <p>Mais Cho Yang-ho a récemment confessé que les informations disant qu’il avait été poussé à la démission pour avoir refusé de donner un contrat à une entreprise liée à Mme Choi étaient <em>“correctes à 90%”</em>.</p> <p><em>“Il y a eu beaucoup de rumeurs et beaucoup de scandales”</em>, a dit le nouveau président du comité d’organisation à l’<span class="caps">AFP</span>. </p> <p><em>“J’ai passé en revue tous les contrats (signés par le <span class="caps">POCOG</span>) et je n’en ai trouvé aucun d’irrégulier”</em>, a expliqué Lee Hee-beom.</p> <p><strong>Pour autant, le scandale politique a dissuadé certains groupes de conclure des partenariats avec les Jeux.</strong></p> <p>Sur le plan diplomatique, <strong>le chef du comité d’organisation</strong> s’est par ailleurs prononcé ce mercredi <strong>en faveur de la présence des sportifs nord-coréens l’an prochain</strong>, malgré les tensions entre les deux voisins, dans un entrentien à l’<span class="caps">AFP</span>.</p> <p>Lee Hee-beom est un ancien diplomate et l’ancien ministre du Commerce. </p> <p><em>“Le principe fondamental de l’olympisme, c’est la paix”</em>, explique-t-il à l’<span class="caps">AFP</span>. </p> <p><em>“Quiconque aime la paix doit participer et avoir le droit de participer, sans exception. La Corée du Nord ne fait pas exception.”</em></p> <p><strong>Les JO ont été le théâtre de spectaculaires images de réconciliation entre frères ennemis.</strong></p> <p>On les a même vus défiler ensemble derrière un même drapeau dans les années 2000. En août, la gymnaste sud-coréenne Lee Eun-ju a créé la sensation en faisant un selfie lors des Jeux de Rio avec son homologue nord-coréenne Hong Un-jong.</p> <p>Mais 2016 a été une année noire sur la péninsule, avec <strong>deux essais nucléaires et des dizaines de tirs de missile par le Nord</strong>, en violation de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l’<span class="caps">ONU</span>.</p> <p><strong>Avant les JO de Séoul en 1988, Pyongyang avait demandé à être co-organisateur</strong>. La requête avait été rejetée, ce qui avait entraîné un <strong>boycott</strong> de la Corée du Nord, imitée par Cuba, l’Ethiopie et le Nicaragua.</p> <p><strong>Pyongyang a également demandé à accueillir certaines épreuves l’an prochain</strong>, une proposition fraîchement accueillie par le Comité international olympique et le gouvernement sud-coréen. </p> <p>Lee Hee-beom se dit ouvert sur le principe, mais ajoute qu’il faudrait que cela soit <em>“techniquement faisable”</em>, ce qui est <strong>très improbable compte tenu des distances et des délais, sans parler de l‘état actuel des (non) relations intercoréennes.</strong></p> <p><em><span class="caps">AFP</span>.</em></p>