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Le compte à rebours est lancé pour les Jeux de Pyeongchang

Les 23e Jeux Olympiques d'Hiver se tiendront en Corée du Sud à partir du 9 février 2018.

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Le compte à rebours est lancé pour les Jeux de Pyeongchang

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Roulement de tambour en Corée du Sud : le compte à rebours des Jeux Olympiques est lancé.

Les Jeux d’hiver de Pyeongchang auront lieu dans dans un an jour pour jour ce 9 février et pourtant le budget n’est toujours pas bouclé.

La Corée du Sud doit encore trouver 327 millions d’euros.

L’organisation des JO-2018 a été rattrapée ces derniers mois par le retentissant scandale de corruption qui a entraîné la destitution de la présidente.

Park Geun-hye est accusée de complicité avec sa confidente Choi Soon-sil, jugée pour avoir soutiré des dizaines de millions de dollars des conglomérats sud-coréens.

Lee Hee-beom, lui, a succédé à la tête du POCOG au président de Korean Air Cho Yang-ho, qui a officiellement démissionné pour gérer la crise de sa filiale Hanjin Shipping.

Mais Cho Yang-ho a récemment confessé que les informations disant qu’il avait été poussé à la démission pour avoir refusé de donner un contrat à une entreprise liée à Mme Choi étaient “correctes à 90%”.

“Il y a eu beaucoup de rumeurs et beaucoup de scandales”, a dit le nouveau président du comité d’organisation à l’AFP.

“J’ai passé en revue tous les contrats (signés par le POCOG) et je n’en ai trouvé aucun d’irrégulier”, a expliqué Lee Hee-beom.

Pour autant, le scandale politique a dissuadé certains groupes de conclure des partenariats avec les Jeux.

Sur le plan diplomatique, le chef du comité d’organisation s’est par ailleurs prononcé ce mercredi en faveur de la présence des sportifs nord-coréens l’an prochain, malgré les tensions entre les deux voisins, dans un entrentien à l’AFP.

Lee Hee-beom est un ancien diplomate et l’ancien ministre du Commerce.

“Le principe fondamental de l’olympisme, c’est la paix”, explique-t-il à l’AFP.

“Quiconque aime la paix doit participer et avoir le droit de participer, sans exception. La Corée du Nord ne fait pas exception.”

Les JO ont été le théâtre de spectaculaires images de réconciliation entre frères ennemis.

On les a même vus défiler ensemble derrière un même drapeau dans les années 2000. En août, la gymnaste sud-coréenne Lee Eun-ju a créé la sensation en faisant un selfie lors des Jeux de Rio avec son homologue nord-coréenne Hong Un-jong.

Mais 2016 a été une année noire sur la péninsule, avec deux essais nucléaires et des dizaines de tirs de missile par le Nord, en violation de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.

Avant les JO de Séoul en 1988, Pyongyang avait demandé à être co-organisateur. La requête avait été rejetée, ce qui avait entraîné un boycott de la Corée du Nord, imitée par Cuba, l’Ethiopie et le Nicaragua.

Pyongyang a également demandé à accueillir certaines épreuves l’an prochain, une proposition fraîchement accueillie par le Comité international olympique et le gouvernement sud-coréen.

Lee Hee-beom se dit ouvert sur le principe, mais ajoute qu’il faudrait que cela soit “techniquement faisable”, ce qui est très improbable compte tenu des distances et des délais, sans parler de l‘état actuel des (non) relations intercoréennes.

AFP.