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Référendum turc : la polémique empoisonne les Pays-Bas


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Référendum turc : la polémique empoisonne les Pays-Bas

La polémique autour du référendum turc concerne désormais les Pays-Bas qui après Berlin s’opposent aux meetings de campagne pro-Erdogan. Du pain béni pour Geert Wilders, le chef de file de l’extrême droite néerlandaise, qui trouve ici un nouveau sujet pour s’attirer des électeurs à une semaine des législatives néerlandaises.

Mais le chef de la diplomatie turque persiste et signe :

“Je vais aller aux Pays-Bas, bien sûr que je vais y aller, répète Mevlüt Cavusoglu. Tout le monde sait qu’aucun obstacle ne peut nous arrêter. Personne ne peut nous interdire de rencontrer nos citoyens. Nous n’allons pas céder à des fascistes et des racistes comme Wilders. Nous irons à la rencontre de nos ressortissants, où et quand ils le désirent.”

Au passage, Mevlüt Cavusoglu a qualifié Geert Wilders de nazi, une insulte qu’il avait déjà utilisée pour qualifier l’attitude de l’Allemagne.

Berlin a empêché la tenue de plusieurs meetings. Le premier ministre néerlandais adopte la même tactique :

“Les Turcs savent que nous sommes contre cette visite destinée à s’adresser à un grand groupe de Turcs, explique Mark Rutte. Le problème c’est que c’est un ministre. Nous ne refusons pas les politiciens turcs, mais les ministres qui veulent parler de questions internes et nationales.”

420 000 Turcs, soit 2,5% de la population, vivent aux Pays-Bas.

Hier ce sont les autorités du canton de Zurich en Suisse qui ont demandé d’annuler, pour des raisons de sécurité, la venue dimanche du chef de la diplomatie turc.http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/pays-bas-les-enjeux-des-legislatives-08-03-2017-6743976.php