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Tessa Worley s'offre le globe du géant


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Tessa Worley s'offre le globe du géant

Bonjour et bienvenue dans Gravity. La Coupe du monde de ski alpin s’est achevée ce dimanche dans la station d’Aspen, dans le Colorado. On savait déjà à qui seraient attribués tous les globes de cristal, sauf un chez les femmes, celui du géant. Tessa Worley, qui était la mieux placée pour l’emporter, n’a pas craqué.

La skieuse du Grand-Bornand est devenue la première Française à soulever un globe de cristal depuis 14 ans, et la première à soulever celui du géant depuis 24 ans. Ce trophée vient récompenser sa régularité tout au long d’une saison, qui l’a vu décrocher son deuxième titre mondial à Saint-Moritz et grimper sur les podiums de tous les géants, à l’exception du premier à Sölden et du dernier à Aspen. Sa cinquième place suffit amplement à son bonheur, sachant qu’elle devait finir dans les douze premières en cas de succès de Mikaela Shiffrin.

L’Américaine, qui n’avait d’autre choix que de s’imposer pour passer in extremis devant Tessa Worley, a raté son pari en se classant sixième à domicile. Cet hiver, elle a tout de même remporté son quatrième globe en slalom et surtout le classement général de la Coupe du monde pour la première fois de sa carrière à seulement 22 ans.

Les Italiennes voient triple

Ce dimanche, ce sont les Italiennes qui ont brillé sur la Ruthie’s Run en signant un fabuleux triplé, le deuxième du genre après celui de 1996. Largement en tête à l’issue de la première manche, Federica Brignone a encore accentué son avance sur le deuxième tracé pour finir avec près d’une seconde et demi de marge sur ses compatriotes Sofia Goggia et Marta Bassino.

La der’ pour Myhrer

Il n’y avait plus de suspense chez les hommes depuis longtemps, que ce soit pour le classement général ou celui du slalom. Marcel Hirscher était déjà certain de s’adjuger les deux avant même de s‘élancer entre les piquets du côté d’Aspen. Vainqueur de la première manche, voyons si l’Autrichien a confirmé lors de la deuxième.

Pas vraiment puisqu’il laisse échapper la victoire au profit d’Andre Myhrer. Le Suédois nous refait le même coup qu’en 2016 quand il avait attendu le dernier slalom de la saison pour s’inviter sur la plus haute marche du podium. A l’issue de manches ultra-courtes – moins de 45 secondes à chaque fois – il repousse à 14 centièmes l’Allemand Felix Neureuther, déjà deuxième du géant disputé la veille, et à 15 centièmes l’Autrichien Michael Matt qui restait sur un succès à Kranjska Gora.

Quant à Marcel Hirscher, il s’incline pour 32 centièmes et se contente de la quatrième place. Pas de quoi ternir le bilan de sa saison avec ses deux titres mondiaux, ses seize podiums, ses globes du géant et du slalom et sa première place au général. Il améliore d’ailleurs son propre record en gagnant la Coupe du monde pour la sixième année de suite.

Stoch fond sur Kraft

Direction à présent la Norvège pour parler de saut à ski, ou plutôt de vol à ski, avec le duel entre Kamil Stoch et Stefan Kraft qui se poursuit sur le tremplin de Vikersund.

Ce dimanche, avantage au Polonais qui s’impose très largement en atterrissant d’abord à 238,5 mètres, puis ensuite à 237 mètres. Le double champion olympique de Sotchi et dernier vainqueur de la Tournée des quatre tremplins devance le Japonais Noriaki Kasai, qui bat des records de longévité avec ses 44 ans, tandis que Michael Hayboeck complète le podium.

Au classement de la Coupe du monde, et alors qu’il ne reste que deux concours individuels de vol à skis prévus à Planica vendredi et dimanche prochain, Kamil Stoch revient à 31 points de Stefan Kraft. L’Autrichien, qui avait battu la veille le record du monde, se rate sur son deuxième passage sur le tremplin en posant son télémark à “seulement” 215 mètres. Il remporte tout de même la première édition de la Raw Air, la tournée norvégienne étalée sur dix jours entre Oslo, Lillehammer, Trondheim et Vikersund.

C‘était le dernier numéro de Gravity pour cette saison. Un grand merci à tous ceux qui ont travaillé à la réalisation de ce programme. On se quitte avec les plus belles images des Finales d’Aspen : it’s snowtime !