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Interdiction des armes nucléaires : les grandes puissances boycottent


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Interdiction des armes nucléaires : les grandes puissances boycottent

Une quarantaine de chaises sont restées vides lors du premier jour de la conférence sur l’interdiction des armes nucléaires ce lundi au siège de l’ONU.

Une centaine de pays ont commencé les négociations en vue de l’adoption d’un texte contraignant.

L’existence des armes nucléaires constitue une menace existentielle contre l’humanité. La nécessité d’avancer vers le désarmement nucléaire a rarement été aussi urgente“ a estimé le haut représentant des Nations unies pour les affaires de désarmement Kim Won-Soon.

Problème majeur : les discussions sont boudées la totalité des puissances nucléaires. Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, États-Unis, Russie, France et Royaume-Uni) ont refusé de prendre part aux discussions.

Il n’y a rien que je ne désire plus pour ma famille qu’un monde sans armes nucléaires“ a assuré l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley. “Mais soyons réalistes : y a-t-il quelqu’un qui croît que la Corée du Nord serait d’accord pour interdire les armes nucléaires ?“ a poursuivi la diplomate lors d’une conférence de presse.

Son homologue britannique Matthew Rycroft a rappelé que son pays était “complètement engagé pour arriver à long terme à un monde sans armes nucléaires“.Pourtant il explique :

Le Royaume-Uni ne prend pas part aux négociations sur l’interdiction des armes nucléaires car nous ne croyons pas que ces négociations aboutiront à un progrès réel dans le désarmement nucléaire mondial. Ca ne peut pas, et ça ne va pas marcher“.

L’ambassadeur de France adjoint Alexis Lamek a déclaré : “Dans un contexte de tensions accrues, notamment la prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs, nos pays continuent de fonder la sécurité et la stabilité sur la dissuasion nucléaire“.

Aucun pays membre de l’Otan n’a pris part aux négociations, à l’exception des Pays-Bas.

Un éventuel traité n’engagerait que les pays signataires. Mais les porteurs du projet, comme l’Autriche, l’Irlande, le Mexique, le Brésil, l’Afrique du Sud ou la Suède espèrent créer un nouvelle norme dans un contexte de tensions internationales.