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Hanan, réfugiée syrienne, a retrouvé une vie normale en Grèce


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Hanan, réfugiée syrienne, a retrouvé une vie normale en Grèce

A une heure et demi d’Athènes, la petite ville de Livadia est devenue le havre de paix de près de 300 réfugiés syriens.
Grâce à un financement de la Commission européenne et à la gestion de l’agence onusienne des Droits de l’Homme, un programme d’hébergement a vu le jour pour les demandeurs d’asile et les candidats à la relocalisation.

Depuis fin décembre, Hanan et sa famille habitent Livadia, ils ont eu la chance d’obtenir un appartement et 500 euros par mois. Hanan en est reconnaissante, elle cuisine aujourd’hui pour une occasion spéciale :

‘’Maintenant, nous avons une vie normale, comme les autres gens. Tout est bien ici. Mes enfants vont à l‘école, ce n’est pas l‘école que je voulais, mais c’est une école. J’ai un toit, une cuisine, je peux aller à la salle de bains. j’ai une vie normale.

Le petit Ahmad est né dans le camp de réfugiés de Ritsona il y a 9 mois.
Ils y ont passé 9 mois, dans une tente, aujourd’hui, ils tentent tous d’oublier cette période, d’oublier Idilb et la guerre pour planifier leur avenir.

‘’J’ai des amis en Irlande, ils m’aident pour que je puisse les rejoindre. J’ai déjà obtenu la permission du commissariat de l’ONU pour les réfugiés d’aller en Irlande. Je ne sais pas quand nous irons. Cela peut prendre deux ou trois mois, donc on patiente‘’, explique Youset Hanash.

Il est temps pour la famille Hanash de quitter la maison pour rejoindre un pique-nique organisé par la ville. Ces rencontres permettent aux 52 familles actuellement accueillies de se retrouver.

A ce jour, la ville de Livadia héberge 294 réfugiés, seulement des familles. Au total, 70 appartements pourront accueillir 420 demandeurs d’asile en 2017.

La maire de la ville Yiota Poulou estime que la ville a beaucoup gagné et appris avec ce projet :

‘’[Livadia] est une ville modèle qui accueille les réfugiés et leur offre des conditions de vie décentes. Nous croyons en la solidarité. En même temps, la ville en tire des bénéfices économiques. Et en cette période de crise, en 2017, 1,2 million d’euros renforcent notre économie locale. C’est très important.

Alors que de jeunes grecs et de jeunes réfugiés jouent au foot, les plus petits doivent aller à l‘école.

Les enfants grecs et réfugiés suivent les cours de sport et de musique ensemble, mais les petits Syriens ont des cours particuliers de Grec.

A l‘école primaire Niki Stregiou enseigne le grec aux 83 petits réfugiés. Elle a gagné leur confiance, mais au départ, il y a trois mois, ce n‘était pas évident, comme l’explique l’institutrice Niki Stergiou :

‘’Les premiers jours, la situation était chaotique dans la classe. Ils avaient l’air de ne pas écouter, de ne pas me respecter. Ils ne pouvaient pas comprendre que j‘étais leure professeure, qu’ils devaient suivre des règles. Quand ils étaient en colère ou que certains se battaient, d’autres prenaient leurs cartables et partaient. Ils escaladaient le mur, ils essayaient de s‘échapper.

Et notre journaliste Apostolos Staikos de conclure depuis l‘école de Livadia : “pour beaucoup d’enfants réfugiés, c’est la première fois qu’ils vont à l‘école. Ils apprennent en plus une langue dont ils ne connaissaient pas l’existence. Ils vivent dans un pays, qui est supposé n‘être qu’une étape vers le nord de l’Europe. Mais, avec le soutien de la communauté locale, ils ont construit une nouvelle vie.”

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