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Royaume-Uni : le Parlement valide la tenue d'élections législatives anticipées

Les députés ont validé l'organisation du scrutin, que Mme May avait appelé de ses voeux la veille, par 522 voix contre 13 après une heure et demie de débats.

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Royaume-Uni : le Parlement valide la tenue d'élections législatives anticipées

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Le Parlement britannique a approuvé mercredi le projet de la Première ministre conservatrice Theresa May de tenir des législatives anticipées le 8 juin dans le but d’avoir “une meilleure main” pour négocier le Brexit.

Les députés ont validé l’organisation du scrutin, que Mme May avait appelé de ses voeux la veille, par 522 voix contre 13 après une heure et demie de débats.

Mme May, dont l’annonce a pris tout le monde de court mardi, avait besoin de l’aval des deux tiers de la chambre basse du Parlement de Westminster pour appeler les Britanniques aux urnes avec trois ans d’avance.

Le feu vert des députés était attendu puisque les principaux partis d’opposition ont indiqué qu’ils approuvaient l’organisation du scrutin. Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste, avait immédiatement annoncé qu’il y était favorable, même s’il joue sa tête en cas de déroute du Labour.

Plusieurs députés travaillistes ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne se représentaient pas. L’ancien ministre conservateur des Finances, George Osborne, se met lui aussi en retrait pour se consacrer à son nouveau travail de rédacteur en chef du quotidien londonien The Evening Standard.

Mme May avait démenti pendant des mois vouloir bouleverser le calendrier électoral et n’a donc pas échappé aux accusations d’opportunisme, même si elle a assuré que ses opposants ne lui avaient pas laissé le choix.

Le quotidien The Guardian estime qu’avec ce scrutin anticipé Mme May veut montrer que le Brexit est irréversible. Tim Farron, le chef du parti libéral-démocrate, pro-UE, préfère y voir une “chance pour changer la direction” prise par le Royaume-Uni et “éviter le désastre d’un Brexit dur”, impliquant une sortie du marché unique.

En réponse, le tabloïd europhobe Daily Mail a appelé en Une à “écraser les saboteurs” pro-UE.

Alors que la campagne électorale n’est même pas encore lancée, Mme May a déjà provoqué la polémique en déclarant qu’elle ne prendrait pas part à un débat télévisé avec les autres chefs de partis, qui l’ont accusée de “déni démocratique”.

Avec agence (AFP)