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Brésil : une grève générale immobilise les grandes villes du pays


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Brésil : une grève générale immobilise les grandes villes du pays

A coup de gaz lacrymogène, la police de Rio de Janeiro tente de maitriser la situation. Vendredi, jour de générale, au Brésil. Le fonctionnement de nombreuses infrastructures de transport est perturbé. Comme ici à Rio le terminal portuaire, mais aussi des axes routiers cruciaux de la deuxième ville du pays. En cause des réformes d’austérité que le gouvernement conservateur veut faire passer. L‘âge de la retraite augmenterait notamment de 60 à 65 ans pour les hommes.
Edgar Fernandes a 69 ans, il est docker.“Nous défendons nos droits, en tant que travailleurs, car le président veut faire passer une loi qui nous ferait plus travailler plus et vivre moins. En fait nous toucherions notre retraite en mourant”

A Sao Paulo, la situation était particulièrement chaotique. Des axes routiers et les transports en commun étaient bloqués. La police a fait usage de gaz lacrymogène contre les grévistes.
Alors que le Brésil est englué dans un chômage de masse, quatrorze millions de personne sont sans emploi d’après mes derniers chiffres, le président Temer est impliqué dans des affaires de corruption.

La grève a aussi impacté les vols domestiques du pays. A Rio de Janeiro, le deuxième aéroport de la ville a été le le théâtre de bagarres entre passagers et grévistes.

Le gouvernement bénéficie pourtant du soutien de certains Brésiliens, comme Marcelo Faisal, architecte perturbé lors de son voyage de Sao Paulo à Rio vendredi matin, qui estime que “les réformes sont nécessaires”.
“Comme ils n’ont pas obtenu l’adhésion massive pour leur grève générale, ils brûlent quelques pneus par endroits pour bloquer la circulation et semer la confusion”, a-t-il déploré.

Dans la capitale Brasilia, où bus et métros sont à l’arrêt, les forces de l’ordre ont déployé un dispositif de sécurité conséquent en raison des nombreuses manifestations prévues tout au long de la journée.

Avec AFP